La mosquée Ketchaoua, située à la basse Casbah, est construite vers 1613. Plus d'un siècle après son érection, elle bénéficiera d'une opération d'agrandissement. Composé d'un mélange architectural subtil, l'édifice deviendra, de 1832 jusqu'en 1962, une cathédrale catholique que l'administration française classera, en 1894, monument historique. Au lendemain de la reconquête de notre indépendance nationale, la mosquée Ketchaoua redeviendra derechef un lieu de culte musulman. Les deux minarets de la mosquée, qui ont été sérieusement endommagés par le séisme qui a dévasté la wilaya de Boumerdès, ont bénéficié, en 2008, d'une opération de confortement. La mosquée est fermée depuis la date de lancement de ces travaux. Le sanctuaire, aujourd'hui, présente une mine triste à faire pleurer. Les murs sont sensiblement lézardés, des fissures sont apparentes à plusieurs endroits. La peinture complètement amochée. Des objets hétéroclites traînent un peu partout. La réouverture de la mosquée Ketchaoua est attendue par l'ensemble des riverains, mais l'entreprise en charge de la restauration de ce lieu de culte semble avoir beaucoup de peine à mener à bon port les travaux de réhabilitation. Il est à souligner que les travaux de réhabilitation ont été lancés par l'Office de gestion et d'exploitation des biens culturels protégés, sous la tutelle du ministère de la Culture. Depuis quelque temps, toutefois, le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a repris en main la situation, après avoir réalisé une étude, avec la collaboration d'une entreprise spécialisée dans le domaine de la restauration des anciens édifices. Il faut dire aussi que cette mosquée est doublement victime. En plus des aléas de la nature qui ont beaucoup endommagé l'édifice, celui-ci a également subi des dommages causés par des personnes qui méconnaissent sa valeur historique, cultuelle et culturelle. Un commerçant indélicat, selon certains habitants de la basse Casbah, aurait même creusé un tunnel sous la mosquée pour agrandir son magasin. Les responsables en charge de la restauration des lieux de culte doivent mettre un terme à ce genre de comportements qui n'honorent pas leurs auteurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D O
Source : www.horizons-dz.com