Plus que vingt-quatre heures avant le dénouement final. Les électeurs algériens qui dépassent les 21 000 000 sont appelés demain aux urnes afin d'élire les 462 députés qui constitueront la prochaine Assemblée populaire et qui auront la tâche de réviser la Constitution.
Lors de ce scrutin du 10 mai, des dispositifs, pour garantir le bon déroulement de cette échéance, ont été mis en place, dont la Commission nationale indépendante de surveillance des élections législatives (Cnisel), présidée par Mohamed Seddiki, et la Commission nationale de supervision des élections législatives, composée de magistrats, présidée par Slimane Boudi. Dans le même sens et selon les instructions du chef de l'Etat, pour réunir toutes les garanties, dont la neutralité de l'administration et l'application rigoureuse de la loi électorale, ce scrutin se déroulera pour la première fois dans l'histoire des rendez-vous législatifs en Algérie, sous l''il vigilant de plus de 500 observateurs étrangers, dépêchés par l'Union européenne, l'ONU, la Ligue arabe, l'Union africaine et l'Organisation de la coopération islamique (OCI), ainsi que par des organisations non gouvernementales. Au plan de l'encadrement, 400 000 agents administratifs ont été mobilisés pour la circonstance afin d'assurer le bon déroulement de toutes les opérations de vote, dans toutes leurs phases. En outre, 20 000 représentants de l'appareil judiciaire ont été mobilisés pour superviser, dans les meilleures conditions, l'opération électorale. Le Parlement issu de cette élection devra prendre en compte la progression des réformes politiques et les exigences du développement économique et social. Rappelons qu'à cet effet, cinq nouvelles lois constituant le fondement même de ces réformes, ont été promulguées. Il s'agit notamment de la loi électorale, la loi sur les partis et l'élargissement du champ de la participation de la femme à la vie politique. La campagne électorale est passée, malheureusement inaperçue pour la majorité des Algériens, en dépit des moyens déployés par les partis en lice pour les convaincre de se rendre «massivement» aux urnes, tout en leur expliquant l'importance que représente ce scrutin pour le devenir de la nation. Mesures préventives Dans le même sillage, et afin d'assurer un bon déroulement des élections, plusieurs mesures ont été prises par le ministère de l'Intérieur, concernant, la circulation, des transports et d'organisation des manifestations sportives ou culturelles et des marchés hebdomadaires entre les 9 et 11 mai 2012. Le communiqué du ministère précise que «la circulation de tous les véhicules de transport de marchandises, des citernes de carburant et le transport de marchandises par voie ferroviaire est interdite durant la période s'étalant du 9 mai à 00h00 au 11 mai à 6h00, à l'exception des véhicules chargés de l'approvisionnement de la population en denrées alimentaires». Le ministère ajoute que les marchés hebdomadaires «seront fermés durant la période du 9 mai à 00h au 11 du même mois à 6h», précisant que cette mesure «ne s'applique pas aux marchés quotidiens de gros, de demi-gros et de détail des fruits et légumes». Pour ce qui est des manifestations sportives et culturelles, devant se dérouler durant la même période, soit du 9 mai à 00h00 au 11 du même mois à 06h00, elles sont «reportées à une date ultérieure». Par ailleurs, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que le premier groupe d'observateurs de l'OCI est arrivé à Alger pour prendre part au processus d'observation. La mission des observateurs de l'OCI, présidée par l'ambassadeur Habib Kaabchi, directeur des Affaires politiques au secrétariat général de cette organisation, aura, à l'occasion de sa visite, des entretiens et des rencontres avec les représentants des institutions nationales chargées de préparer et de superviser les élections législatives, ainsi que les représentants de partis politiques et de la société civile. La visite de l'OCI s'étalera du 6 au 13 mai 2012. Toujours dans le contexte des législatives du 10 mai, le président de la Commission nationale de supervision des élections législatives (CNSEL), Slimane Boudi, a affirmé que cette dernière n'a pas été saisie concernant l'utilisation de l'argent sale pendant la campagne électorale, en dépit du discours de certains partis politiques qui en ont fait un argument principal lors de la campagne. Par contre, il a indiqué que les bulletins de vote similaires ont été saisis et la Commission a demandé au parquet d'ouvrir une enquête à ce sujet. Saisi à deux reprises concernant les dépassements relevés contre les symboles de l'Etat, Boudi a précisé que l'enquête a démontré que «ces symboles n'ont pas été mal utilisés». Saisi également, à cause de l'utilisation par certains partis des moyens de l'Etat, il a indiqué que l'enquête a démontré qu'ils avaient été utilisés par les sympathisants de ces partis à l'insu des candidats. Selon lui, le travail entre la CNSEL et la Cnisel est «complémentaire» et aucune des deux Commissions n'interfère dans les compétences de l'autre. La mission de la CNSEL consiste à «superviser l'application de la loi et non la gestion de l'opération électorale qui relève de l'administration», a-t-il souligné, certifiant qu'en cas d'infraction «l'opération de vote ne sera pas interrompue» mais la commission «prendra immédiatement une décision à ce sujet». En concluant que 6 137 personnes entre juges, juges assistants, greffiers, huissiers de justice et notaires ont été mobilisées pour la supervision de l'opération électorale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K B H
Source : www.lnr-dz.com