Un ultime hommage lui a été rendu en présence des ministres de la Culture et de la Communication et de nombreux artistes, écrivains, amis et fans.
Beaucoup pleurent sa disparition et pour cause. Il symbolisait, à lui seul, le mythe de la Casbah légendaire grande et irrévérencieuse des temps fastes. Il y avait foule jeudi matin au Palais de la culture Moufdi Zakaria où amis, famille et proches sont venus dire un dernier adieu à leur maître et ami Mustapha Toumi. Un ultime hommage lui a été rendu en présence des ministres de la Culture et de la Communication et de nombreux artistes, écrivains, amis et fans.
Le compositeur et parolier, décédé dans la nuit de mardi à mercredi à l'âge de 76 ans, a été inhumé jeudi au cimetière d'El Kettar, à Alger, en présence de nombreux artistes et de personnalités du monde de la culture. Des artistes et amis du défunt comme Mustapha Sahnoun, Mohammed Lamari et Fouzi Saïchi et de nombreux anonymes étaient présents à la cérémonie funèbre. Mustapha Sahnoun qui a été membre de la troupe artistique du FLN aux côtés de Muspatapha Toumi, a déclaré être «profondément attristé» par la perte de ce compagnon qu'il a connu en 1958 à Paris quand il était animateur à la télévision française, ajoutant qu'il fut parmi les «premiers qui ont répondu à l'appel du FLN pour former à Tunis une troupe artistique engagée avec Mustapha Kateb, Boualem Raïs, Sid Ali Kouiret et d'autres», et de souligner: «L'Algérie a perdu un artiste hors du commun, un homme de coeur qui a su garder sa dignité», a-t-il souligné. Né en 1937 à la Casbah, Mustapha Toumi était un artiste complet touchant à différents domaines de l'art. Mais pas seulement. Le défunt était, en plus d'être parolier, compositeur, poète et peintre, un militant politique de la première heure. Auteur de la célèbre chanson Soub'hane Allah ya Ltif, merveilleusement interprétée par le maître du chaâbi, El Hadj M'hamed El Anka, le regretté a aussi écrit Africa que chantera la Sud-Africaine Miryam Makeba. Artiste engagé, il milite dans les rangs du FLN et participe en 1958 à «La voix de l'Algérie libre et combattante» (radio clandestine). Après 1962, il est responsable des affaires culturelles au ministère de l'Information et responsable du parti du FLN, tout en collaborant à plusieurs journaux et revues. Mustapha Toumi est l'initiateur de plusieurs manifestations culturelles d'envergure internationale organisées en Algérie. En 1990, il crée l'Alliance nationale des démocrates indépendants (Andi), un parti politique de courte existence. Si le parti fondé par ses soins ne lui survivra pas, sa mémoire, son riche legs artistique lui survivra bien longtemps après sa mort. Ne dit-on pas qu'un artiste ne meurt jamais'
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O HIND
Source : www.lexpressiondz.com