Le Ramadhan est arrivé et beaucoup savent déjà qu'il s'est installé dans des conditions très particulières, les mêmes que celles qui prévalent également dans la majorité des pays musulmans qui font face à l'épidémie de coronavirus.Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Il faut dire que l'arrivée du mois sacré a été précédée par une polémique, sans doute unique dans l'histoire contemporaine, puisque muftis et oulémas, habituellement intraitables sur les questions religieuses, ont dû étudier la probabilité d'une annulation du jeûne.
Religieux et scientifiques ont travaillé ensemble pour devoir répondre à une question essentielle, celle de savoir si de longues heures de jeûne amoindrissaient les capacités du corps à résister au redoutable virus. Les scientifiques en ont conclu que non, mais l'impact des débats sur le thème sacré a contribué à donner à ce Ramadhan un aspect différent. Mais il sera surtout marqué par un nouveau mode de vie lié au confinement.
Bien qu'allégée, l'interdiction de circuler à partir d'une certaine heure demeurera de mise à travers l'ensemble du territoire national. Officiellement, la décision découle du constat de ralentissement de la propagation du coronavirus à travers le pays. Elle devrait permettre aux citoyens d'effectuer leurs achats et se livrer à leurs activités dans des conditions plus souples que celles qui prévalaient, puisque l'horaire du couvre-feu a été fixé à 17h au lieu de 15h. Il s'agit cependant d'une décision dont les conséquences sont appréhendées par de nombreux citoyens qui ont exprimé leur désaccord sur les réseaux sociaux.
Cet assouplissement ne remet cependant pas en cause les autres mesures arrêtées dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.
Ce Ramadhan sera donc également marqué par l'absence de l'accomplissement des prières surérogatoires (tarawih), dans les mosquées. Elles s'effectueront dans les maisons, comme le sont les autres prières depuis l'entrée en vigueur du confinement.
Dans plusieurs quartiers de la capitale, les mosquées ont diffusé du Coran à la mi-journée pour marquer l'entrée de l'heure de la prière du vendredi. Instruction a été donnée pour qu'il en soit ainsi à l'approche de l'heure des tarawih.
Hier, vendredi, il était encore très difficile de prendre la température dans les rues d'Alger. La majorité des citoyens s'étaient déjà approvisionnés quelques jours auparavant en perspective de l'arrivée d'un Ramadhan pas comme les autres..
A. C.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abla Chérif
Source : www.lesoirdalgerie.com