Ce projet qui permettra la mise en place d'un dispositif de reconnaissance de la qualité des produits agricoles par les signes distinctifs liés à l'origine, à savoir l'indication géographique et l'appellation d'origine, concernera trois produits pilotes, actuellement en phase finale de reconnaissance.
Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) - Il s'agit, en effet, de la datte de Tolga, plus précisément Deglet Nour. Cette variété de datte qui dispose d'une réputation sur le marché national et international est aussi produite dans d'autres pays, tels que la Tunisie, mais il reste qu'elle jouit d'une distinction spécifique qui mérite qu'elle soit protégée et mise en valeur. C'est, d'ailleurs, le cas des deux autres produits pilotes, la figue sèche de Béni-Maouche et l'olive de table de Sig (Sigoise). Après plusieurs sorties sur terrain d'experts et principaux acteurs des filières concernées, un projet a été conjointement élaboré entre le ministère de l'Agriculture et l'Union européenne, dans le cadre du programme d'appui à la mise en œuvre de l'accord d'association avec l'UE (P3A). Ainsi, ce projet a été soumis, hier, au débat et à la validation, dans une réunion qui a regroupé les différentes directions du ministère de l'Agriculture, le directeur du programme d'appui à la mise en œuvre de l'accord d'association avec l'UE et des représentants de l'Union européenne. Une fois validé, un appel d'offre sera lancé par l'Union européenne, pour arrêter un partenaire institutionnel (un ou des ministères de l'Agriculture européens), avec lesquels travailler pour l'exécution de ce projet qui permettra de «tirer profit de la notoriété des caractéristiques ou des qualités particulières d'un produit lié à son origine géographique, tout en assurant au consommateur la traçabilité et la qualité des produits agricoles consommés», selon les précisions de Mekersi Skender, directeur de la programmation, des investissements, des études économiques et de la coopération au niveau du ministère de l'Agriculture. Selon ce dernier, interrogé hier à l'hôtel Mercure de Bab Ezzouar, à Alger, qui a abrité les ateliers de travail, le fait important dans ce projet est non seulement la mise en place d'un dispositif réglementaire et institutionnel pour la protection des produits de terroir algériens, mais aussi la formation d'experts algériens en la matière. De son côté, le sous-directeur chargé de la protection du patrimoine, au niveau du ministère de l'Agriculture, Abdelhamid Hamdani, précisera que ce programme, une fois achevé, permettra l'élaboration d'un référentiel méthodologique (réglementation, certification, contrôle suivi et évaluation), pour une extrapolation en faveur de tous les autres produits de terroir algériens. Enfin, le directeur du programme d'appui à la mise en œuvre de l'accord d'association avec l'UE (P3A), Guend Abdelaziz, a fait savoir que ce projet auquel une enveloppe de 1,4 million d'euros sera dégagée, aux frais de l'Union européenne, s'étalera sur 24 mois. Ce dernier soulignera aussi que le ministère de l'Agriculture, a déjà bénéficié d'un projet similaire portant création d'un observatoire des fruits et légumes, qui sera bientôt lancé. Un budget de 1,2 million d'euros a été réservé à cet observatoire qui sera géré par l'Institut national de recherche en agriculture (INRA), en collaboration avec les ministères français et italiens de l'Agriculture.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M M
Source : www.lesoirdalgerie.com