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Un programme environnemental financé par l'UE met à l'épreuve la gouvernance algérienne



Un programme environnemental financé par l'UE met à l'épreuve la gouvernance algérienne
Un Atlas de la biodiversité, le classement de la zone naturelle des anses de Kouali-Mont Chenoua, l'élaboration de cartes de vulnérabilité du littoral liées au changement climatique ou encore le tri de 70 % des déchets arrivant dans les Centres d'enfouissement techniques (CET), telles sont quelques unes des actions prévues à l'horizon 2017 par le Programme Algérie-Union européenne d'appui au secteur de l'environnement (PAPSE) impliquant la délégation de l'UE en Algérie, le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'environnement (MATE), le ministère des Affaires étrangères (MAE) et le ministère des Finances.Financé à hauteur de 34 millions d'euros par l'Union européenne et 20 millions d'euros par l'Algérie, le programme a pour objectifs « d'appuyer la politique sectorielle de l'environnement en Algérie » et « d'accompagner les réformes entamées par le pays, aussi bien dans la gestion des finances publiques que dans le secteur de l'environnement », a déclaré Mohamed Chaieb Aissaoui, directeur de programme au sein du ministère de l'environnement, lors de la présentation du projet à Alger.Le financement conditionné par la performanceA la différence d'autres programmes de coopération qui financent des projets, le PAPSE repose sur une approche sectorielle qui utilise l'instrument de l'appui budgétaire. « Cela signifie que l'Union européenne va transférer 24 millions d'euros au Trésor public du gouvernement algérien dans le cadre des conditions de paiement prédéfinies », a expliqué . « Le versement se fera en trois tranches et dépendra de 24 conditions de performance : 9 pour 2015, 6 pour 2016 et 9 pour 2017 », a-t-elle poursuivi. « Chaque indicateur équivaut à un million d'euro. Si l'indicateur est atteint, l'argent est versé, sinon il n'est pas débloqué ».La bonne gouvernance, comme indicateur de performanceC'est la deuxième fois en Algérie que l'instrument de l'appui budgétaire est utilisé. Le premier programme à avoir eu recours à cet outil est le programme d'appui au secteur de l'eau et de l'assainissement (EAU II) initié fin juillet 2011 entre l'Union européenne et le ministère des Ressources en eau et doté d'un budget de 30 millions d'euros. « Pour l'instant, sur les 7 indicateurs du premier versement, 4 ont été atteints », a indiqué Silvia Favret en marge de son intervention, avant de répéter : « Les indicateurs, c'est vous », autrement dit, l'atteinte des objectifs fixés par les indicateurs ne dépend que de l'Algérie.


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