Alger - Revue de Presse

Un programme bien fourni pour le Ramadhan



Malouf, théâtre, conférences religieuses dans les mosquées, projections de films religieux et la fête de la confrérie locale des Aïssaoua, en l'occurrence « Khardjet Sidi-Rached », ce festival annuel qui en est à sa sixième édition et qui se déroulera du 11 au 15 septembre, constitueront, pour l'essentiel, le programme culturel confectionné par la Direction de la culture de la wilaya de Constantine pour animer les nuits chaudes de ce Ramadhan 2OO8, et ce durant 29 soirées. La première remarque à faire est que ce programme ressemble comme un frère jumeau à celui de l'année dernière, également identique à ceux des années précédentes, et ainsi de suite. Pourtant, plus que celui des autres secteurs et associations versés dans l'animation culturelle durant le mois de Ramadhan, le programme de la Direction de la culture de la wilaya est attendu à cause de sa densité, de sa variété et de son champ de diffusion, en ce sens qu'il implique toutes les communes de la wilaya, offrant chaque année des plateaux animés par des associations considérées parmi les plus actives et les artistes les plus appréciés sur la scène constantinoise. Malheureusement, sur le plan de l'innovation et de la nouveauté, ce sont les mêmes formules qui sont reconduites d'année en année. En matière d'innovation, les Constantinois doivent encore attendre car ce sont pratiquement les mêmes associations et les mêmes artistes qui reviennent sur la scène, à la différence que le chaâbi, avec les artistes algérois appelés chaque fois en renfort, est totalement absent cette année. Mais l'inévitable malouf lui est, bien sûr, omniprésent et sera servi par des associations bien connues, à l'image d'El-Bestandjia, Kortouba, El-Inchirah et autres, tout autant que par les artistes locaux du genre comme Hassan Branki, Azzouz Bouabid, Touati Toufik et quelques autres. En fait, rien ne différencie substantiellement le programme 2OO8 de celui de 2OO7, même si Mme W. Derouaz, qui assure l'intérim de la Direction de la culture, considère que l'élément qui distingue le programme cette année est bien ce festival des Aïssaoua qui a pris une dimension maghrébine depuis sa dernière édition, tout en ajoutant qu'il en est à sa sixième édition ! (sic).

En effet, contactée au siège de la direction, celle-ci a ajouté que « le programme de cette année est plus riche, en ce sens qu'il a été élaboré avec la collaboration directe de toutes les communes afin qu'il y ait de l'animation partout : dans les mosquées, dans les centres culturels communaux et les salles des fêtes, dans les maisons de la culture et les maisons des jeunes, dans les places fortes de la culture à Constantine comme le palais de la culture Malek Haddad, la salle du Théâtre régional et le centre culturel Benbadis, et même dans les places publiques ».


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