Alger - A la une

Un potentiel algérien à exploiter SOUS-TRAITANCE AUTOMOBILE



Renault Algérie connaîtra un taux de 20 à 40% d'intégration du composant local. Le prix sera le même que celui des voitures d'importation.
Devant sortir le 20 novembre 2014 des ateliers de Oued Tlélalt à Oran, la première voiture Renault Algérie, sera mise sur le marché national au même prix que les voitures importées. C'est ce qu'a révélé, hier M.Patrick Leclerc, directeur achat du projet Renault Algérie. «C'est une voiture qui connaîtra un taux d'intégration de 20% dans la première phase, notamment les accessoires plastiques, mousse, tôlerie, vitrage et plus, avant d'atteindre les 40% de composants élargis à d'autres produits de fabrication algérienne», ajoute M.Leclerc lors d'une conférence de presse animée en marge de la journée de la sous-traitance à l'hôtel El Aurassi à Alger.
Le conférencier a tenu à préciser que «la voiture Renault Algérie aura les mêmes qualités que la voiture fabriquée en France». Chérif Rahmani, ministre de l'Industrie, de la Petite et moyenne entreprise et de la Promotion de l'investissement, abondera dans le même sens en affirmant dans les coulisses que «nous avons redoublé beaucoup d'efforts pour convaincre les responsables de la maison Renault pour investir en Algérie», tout en ajoutant que la politique de l'Etat, sera élargie au développement de plusieurs autres pôles industriels, notamment à Constantine et dans les Hauts-Plateaux.
S'agissant de la main-d'oeuvre, les techniciens et les ingénieurs qui auront la tâche de la fabrication de la première voiture Renault en Algérie (plutôt le montage de la première voiture Renault en Algérie), elle sera composée de techniciens et d'ingénieurs français, qui auront la mission de former les Algériens qui seront appelés à prendre les commandes de l'industrie Renault Algérie. Comme première étape, une moyenne de 400 à 450 employés seront recrutés en fonction des besoins et des compétences.
Interrogé sur les capacités de leurs entreprises, pour répondre aux besoins de ce gigantesque marché, les opérateurs algériens divergent. «Nous avons des capacités pour répondre aux besoins, pour peu que l'on mette un minimum d'ordre, en mettant en valeur les zones industrielles», a affirmé M Temin Abdelhamid, sous-traitant à Draâ El Mizan, à Tizi Ouzou. «Notre usine fonctionne avec un taux de 40% de ses capacités. Mais, faute d'énergie, nous ne pouvons aller au-delà des capacités de l'énergie électrique que possède la zone», déplore t-il. Un constat qui a été relevé par bon nombre de sous-traitants, qui ne demandent qu'une bonne prise en charge du secteur industriel dans la transparence totale, afin de relever l'industrie nationale. A noter que Sonatrach importe plus de 70% des composants pour les besoins de son industrie, alors que bon nombre de produits sont disponibles sur le marché local en qualité et quantité, à en croire M.Temin, gérant de l'entreprise Polycad.
La difficulté qui a été soulevée lors du débat qui s'en est suivi, est l'absence de l'identification des produits en caoutchouc et autres qui peuvent répondre à la demande de la maison Renault, d'une part, et d'autre part, la méconnaissance des opérateurs capables de satisfaire le marché de la pièce détachée, qui sont à la portée des producteurs locaux. Des avis d'appels d'offres seront lancés incessamment par Renault Algérie, afin de faire le point sur les produits existants et autres à importer dans le cas échéant.
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