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Un phénomène cyclique



Un phénomène cyclique
Les prix des fruits et légumes sont montés en flèche ces derniers jours. Ils ont été accentués par les pluies qui sont tombées dans l'ensemble des régions, d'après les commerçants qui imputent ces hausses au manque de production ajouté à cela le manque d'ouvriers pour l'arrachage. C'est ce qu'affirment des agriculteurs qui peinent à trouver des travailleurs saisonniers pour la collecte des produits, malgré les rémunérations alléchantes qu'ils proposent. « La difficulté de trouver des employés journaliers est beaucoup plus ressentie quand il pleut », a fait savoir Mohamed, agriculteur dans la wilaya de Sétif. « Forcément, le peu de marchandise disponible dans les marchés de gros connaît une hausse des prix consacrant ainsi le principe de l'offre et de la demande », explique un marchand de fruits et légumes de la wilaya d'Alger.Si les légumes restent plus ou moins abordables, les fruits sont quasiment inaccessibles pour les budgets modestes. « Les fruits sont exclus » de la table, il faut attendre des jours plus ?cléments' pour pouvoir les consommer », selon une mère de famille qui s'est contentée d'acheter des navets et des carottes pour préparer un couscous. La courgette dont elle a l'habitude d'acheter pour confectionner ce plat est « hors de portée pour ma petite bourse. « A 200 DA le kg, je n'ai de choix que de la boycotter », fait-elle savoir. En effet, nous avons rencontré des ménagères qui achètent des fruits à l'unité comme la mandarine (la clémentine), dont le prix oscille entre 380 et 400 DA le kg. La banane a atteint 350 DA le kg et le raisin local oscille entre 250 et 450 DA le kg, selon la qualité. La grenade, fruit de saison par excellence, qui se vendait entre 140 et 180 DA, il y a quelques jours, ne descend pas de la barre de 220 DA le kg actuellement.Bien sûr, ces prix sont variables d'une région à l'autre et d'un quartier à un autre. Notre attention s'est limitée à la wilaya d'Alger. La pomme de terre se vend à 55 DA le kg. Elle est de bonne qualité sauf que la terre qui reste collée au produit est comptée dans le poids. Idem pour l'oignon vert. « Révolu le temps où on lavait les légumes avant leur mise sur le marché », fait remarquer un client d'un certain âge. La hausse a touché pratiquement tous les légumes. La volaille dont le prix a augmenté en été en raison du manque de production n'a pas baissé depuis. Bien au contraire, son prix va crescendo atteignant les 400 DA le kg. Les vendeurs évoquent l'insuffisance de la production « monopolisée par des privés », d'après un commerçant. Ces augmentations cycliques ruinent le budget des familles modestes dont le pouvoir d'achat se détériore de jour en jour.
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