Alger - A la une

Un parti pour le Président '



Se dirige-t-on vers la mise sur pied d'un parti du président de la République ' Tout porte à le croire avec la toute récente sortie du groupe parlementaire des indépendants qui a fait part de son intention d'en créer un après les élections locales anticipées du 27 novembre prochain auxquelles, il annonce prendre part.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Ce qui était dans l'air depuis presque l'accession de Abdelmadjid Tebboune à la magistrature suprême du pays, en décembre 2019, est-il sur le chemin de la concrétisation ' L'idée de mettre à la disposition du chef de l'Etat, un cadre partisan pour l'accompagner dans son projet serait dans son ultime phase.
Repoussée à chaque fois, elle a tout l'air d'être au rendez-vous avec la toute dernière sortie du président du groupe parlementaire des indépendants à l'Assemblée populaire nationale. Abdelouahab Aït-Menguellet a, en effet, franchi le Rubicon en soutenant, mercredi, que ses pairs élus à titre d'indépendants aux élections législatives anticipées du 12 juin dernier cherchaient à créer un parti politique après les élections locales.
Un double scrutin local portant renouvellement des Assemblées populaires des communes et celles des wilayas, auxquelles le groupe des indépendants à la Chambre basse du Parlement comptent prendre part, selon l'ancien maire de la commune de Tizi-Ouzou, sous l'étiquette du Rassemblement pour la culture et la démocratie dont il a claqué la porte en 2016.
Pour Aït-Menguellet, le programme du président de la République a «besoin du soutien de tous les Algériens et formations politiques». À noter que des tentatives de créer le «parti du Président» ont été enregistrées, mais toutes ont buté sur le niet du concerné, à savoir le chef de l'Etat. Et cette toute dernière sortie de l'ex-maire de la ville des Genêts a tout l'air d'être la bonne, surtout, soutient plus d'un observateur, que celui-ci a eu les honneurs d'être reçu par Abdelmadjid Tebboune, en juin dernier, dans le sillage des concertations autour de la formation du gouvernement actuel qui allait succéder à celui piloté par Abdelaziz Djerad, au lendemain des élections législatives anticipées du 12 juin.
Un scrutin qui a vu l'ex-allégeance rebondir avec des scores certes moindres que ceux de coutume, mais néanmoins, avec l'émergence des indépendants qui talonnent le vainqueur, le FLN, de très près avec 84 députés.
M. K.
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