Affectées il y aplus de deux ans à la direction de la culture de la wilaya d'Oran pour en faireun espace de promotion culturelle, les Galeries algériennes, situées à la rueLarbi Ben M'hidi, sont aujourd'hui dans un état d'abandon total.Pourtant, lanouvelle de l'affectation de cette structure a réjoui plus d'un à Oran,notamment dans les milieux culturels, et une idée a germé à l'époque pour fairede cette bâtisse, édifiée sur 4 étages et un sous-sol, une galerie d'art.Approchée sur ce sujet, la directrice de la culture, Mme Moussaoui, nous diraque ce projet n'est pas encore à l'ordre du jour et que sa direction s'attelleà faire aboutir des projets en souffrance, comme la restauration de la mosquéede Sidi El-Houari, un monument phare d'El-Bahia, un projet en retard en raisonde l'absence de véritables entreprises de restauration. Néanmoins, les Galeriesalgériennes, de par leur situation de proximité, feront l'objet d'une sérieuseréflexion quant à leur exploitation et on parle déjà d'en faire un palais desglaces, à l'instar de celui réalisé à Alger au niveau des anciennes galeries dela rue Larbi Ben m'hidi, qui sont en fait un palais d'exposition d'oeuvresculturelles (peinture et autres) et autres activités culturelles.Toujours enmatière de nouveaux projets, Mme Moussaoui nous apprend que son institutionvient de recevoir le OK pour réaliser une bibliothèque à l'USTO, qui sera uneannexe de la Bibliothèque nationale du Hamma d'Alger. Rappelons que ladécision d'affectation des galeries au profit de la DCWO est survenue après ladissolution de l'ex-Entreprise de distribution des galeries d'Oran (EDGO), aumême titre que l'affectation du Prisunic à l'APC et le Printania à la directionde l'artisanat. Ensuite, ce fut au tour du siège de la direction de la défunteEDGO, sis à Boulanger, d'être affecté à la DJS qui en a fait la maison desligues, alors que le dépôt situé dans le même quartier a été cédé à ladirection de la PME/PMI. Ce dernier se trouve lui aussi abandonné. En somme, del'important patrimoine de l'EDGO récupéré par l'administration des domaines, lapopulation oranaise n'a pas encore tiré le moindre profit. Si les structurescitées ont été attribuées pour des directions de wilaya pour en faire descentres de rayonnement d'intérêt public, d'autres structures, notamment lesanciens Aswak, sont actuellement exploitées par des opérateurs privés dans desactivités de production, alors que leur vocation initiale était purementcommerciale.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S Chalal
Source : www.lequotidien-oran.com