Alger - A la une

Un nouveau mandat à scandales !



Fin du processus électoral dans les structures du football national. Hier, les membres de l'AG de la LFP ont voté à main levée sur l'unique candidat, Abdelkrim Medaouar, qui va succéder à lui-même.Le changement dans la continuité n'est pas le propre de la chose politique. C'est mieux ancré dans les institutions du football algérien où des présidents de ligue sont là depuis plus de 30 ans. Même Bokassa n'aura pas réussi pareil exploit. Et l'élection de Noureddine Boulefaât à la présidence de la LIRF en remplacement de Youcef Benmedjbeur n'autorise pas à croire que le changement a lieu tellement l'ancien président de la Ligue régionale d'Alger fait figure de «beaux restes» du modèle FLN.
Une persistance qui confirme au moins la thèse que le personnel dirigeant au sein de la famille du football est le corps le moins pourvu en compétences contrairement aux autres maillons de la chaîne du football où l'on dénombre de milliers d'entraîneurs et de joueurs. Une fatalité qui n'augure rien de bon pour l'avenir immédiat d'une discipline qui ne brille que grâce à ses sélections A et A'. Rarement par les exploits de ses arbitres, de ces entraîneurs formés au sein des écoles algériennes ou des footballeurs qui ne sont respectés à leur juste valeur que lorsqu'ils s'expatrient.
Il est à se demander que peuvent ramener un Abdelkrim Medaouar, un Ali Malek ou un Noureddine Boulefaât à la pratique du football sinon un gros héritage fait de scandales commis lors de l'exercice de leurs différents mandats. Et ce n'est pas la faute aux personnes qu'elles sont, animées pour certains d'une réelle volonté de changement et de bonne gouvernance. Leurs «limites» ne sont en fait que la conséquence d'une littérature sportive aux antipodes de ce qui se fait de «normal» ailleurs. Avec des textes juridiques qui ne trouvent aucun attachement, ni prolongement, au niveau des instances régionales et internationales. C'est bien que la Fifa intervient à chaque fois que de besoin pour remettre chacun à sa place sans que les cireurs de chaussures puissent crier à l'ingérence. Un drame qui n'engendrera que des calamités à très brève échéance. Les générations spontanées des footballeurs ne peuvent à elles seules couvrir un gouffre dont tout le monde connaît les raisons et les conséquences. Medaouar, Malek, Boulefaât et leur chef suprême, Charafeddine Amara, savent bien que tant que la savane n'est pas surveillée faune et flore demeureront et feront l'objet de toutes les formes de vols et de viols. Ainsi va le football algérien...
M. B.
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