Un nouveau «guide de l'administrateur» vient d'être mis en place pour aider les membres des conseils d'administration des sociétés par actions.
Réalisé par des experts algériens avec le concours de l'Union européenne, le Guide de l'administrateur, se veut comme un outil de travail par excellence qui répond aux besoins législatifs et réglementaires des conseils d'administration des entreprises, notamment les sociétés par actions (SPA).
Ce document qui vient enrichir l'environnement managérial des entreprises algériennes, a été mis en place sur le site électronique du ministère de l'Industrie, de la Petite et moyenne entreprise et de la Promotion de l'investissement depuis le 25 juin 2012.
«Le support papier» sera mis en circulation au plus tard avant le mois de novembre prochain, selon les organisateurs du séminaire sur le conseil d'administration des PME, qui a eu lieu hier, à l'hôtel El Djazaïr (Ex-Saint-Georges) à Alger. Organisé dans le cadre du programme d'appui aux PME/PMI et la maitrise des TIC (PME II), le thème du séminaire comprend la présentation du Guide de l'administrateur, qui prend et traite de manière pointue, les questions liées à la bonne gouvernance des entreprises.
«Les membres du conseil d'administration, doivent connaitre et maîtriser les domaines qui sont liés à leurs mandats. Ce ne sont pas des missions qu'ils ont pour s'inscrire dans le clivage de complaisances, mais un mandat de trois ans qu'ils doivent assumer en toute âme et conscience pour l'intérêt général de l'entreprise», a-t-on indiqué.
Le conseil d'administration doit être propriétaire d'actions représentant un minimum de 20% du capital social. Le nombre minimal d'actions détenues par chaque administrateur est fixé par les statuts. Ces actions sont affectées en totalité à la garantie de tous les actes de la gestion, même de ceux qui seraient exclusivement personnels à l'un des administrateurs. Elles sont inaliénables. Si au jour de sa nomination, l'administrateur ou celui qu'il représente n'est pas propriétaire du nombre d'actions requis, ou cesse d'en être propriétaire, il est réputé démissionnaire d'office, s'il n'a pas régularisé sa situation dans un délai de trois mois, lit-on dans un chapitre du document dans l'article 619. La notion des valeurs morales et compétences requises pour de tels mandats, sont une exigence à tous les niveaux du conseil d'administration.
Par ailleurs, certains hauts responsables d'entreprise et qui sont également membres dans les conseils d'administration, n'ont pas hésité à rappeler la nécessité de revoir l'importance d'un président-directeur général d'une entreprise qui assume des responsabilités civile, financière, juridique et pénale d'une entreprise, mais en contrepartie sa rémunération est dérisoire, contrairement aux députés qui bénéficient de l'impunité totale. Ils ne font que lever la main pour voter une loi par oui ou non et de quelle manière, mais ils touchent trois fois mieux qu'un P-DG d'entreprise qui ne dépasse pas les 100.000 DA, alors qu'il gère derrière lui des milliers de situations des travailleurs et de familles, déplorent-ils en marge du séminaire.
A l'ère de l'économie de marché mondiale qui incite les responsables d'entreprise à se confronter à leurs homologues étrangers, il y va de l'intérêt du pays d'armer les managers en matière de connaissances et de compétences en plus d'une véritable prise en charge de cette catégories d'Algériens qui ne dorment pas la nuit, préoccupés qu'ils sont par la vie et l'avenir de l' entreprise.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar CHEKAR
Source : www.lexpressiondz.com