Alger - A la une

Un mouton à risque !



L'Aïd el-Adha intervient cette année, dans un contexte assez particulier. Entre la cherté du mouton du sacrifice et le spectre de la peste des petits ruminants et de la fièvre aphteuse, deux maladies qui ont touché il y a quelques mois le cheptel, qui plane toujours, les Algériens hésiteront certainement avant de mettre la main à la poche.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Dans moins de vingt jours, l'Aïd el-Adha sera là. Prévue pour le 11 ou le 12 août prochain, cette fête religieuse qui rime avec l'achat du mouton fera le bonheur des enfants. Mais pour nombre de parents, c'est plutôt un vrai casse-tête chinois. L'acquisition de l'animal à sacrifier nécessite plus d'un salaire, voire deux ou trois salaires. Cette dépense ne fera ainsi qu'épuiser leur portefeuille. Déjà que le mois d'août qui coïncide avec le départ en vacances de nombreuses familles, grignote suffisamment de leurs économies.
N'étant pas une obligation religieuse, le sacrifice du mouton pour l'Aïd el-Adha est, pourtant, indispensable chez la majorité des Algériens. Certains achètent le mouton pour faire plaisir à leurs enfants et d'autres juste pour se vanter devant leurs voisins.
Cette année, l'Aïd el-Adha intervient dans un contexte très particulier. Le spectre de la peste des petits ruminants (PPR) et la fièvre aphteuse qui ont affecté le bétail en décembre dernier, plane toujours. Les services vétérinaires eux, parlent de campagne de vaccination étalée sur trois années. «Aucun cas de ces deux pathologies n'a été signalé depuis maintenant plusieurs mois», assure-t-on, avant de préciser que les services vétérinaires ont été instruits d'interrompre la vaccination 25 jours avant l'Aïd.
Face au risque de propagation de ces deux maladies qui n'est pas entièrement écarté, l'arrivée anarchique de troupeaux entiers de bétail dans les grandes villes, notamment à Alger, à quelques jours de cette fête religieuse, constitue un réel danger pour ces animaux.
Pour pallier cette situation, la détermination de sites destinés exclusivement à la vente du bétail pour l'Aïd el-Adha s'impose. Une démarche que toutes les wilayas ont d'ailleurs, entretenue. Elles ont généralement, maintenu les mêmes sites désignés l'année dernière pour la vente du bétail. Les marchés aux bestiaux informels, tous les lieux publics et espaces transformés en fermes à ciel ouvert, et tous les garages et locaux commerciaux convertis en bergeries et étables, sont ainsi interdits.
Outre l'achat du mouton du sacrifice, les parents seront aussi confrontés à l'obligation de revêtir leurs enfants de nouveaux habits le jour de l'Aïd el-Adha, comme le dicte la tradition. Une nouvelle sortie d'argent qui ne fera que saigner leurs bourses davantage.
Ry. N.
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