
Le dysfonctionnement et les malaises souvent dénoncés par le discours officiel ne doivent-ils pas servir comme leçon afin de chercher et de trouver des réponses adéquates pour une meilleure gouvernance de la chose publique ' Au regard des analyses portées par des spécialistes de la question, il y a urgence d'agir tant au niveau local que central ; réfléchir sur l'efficacité des canaux, des espaces et des cadres formels de mise en relief des lois, des textes, du dialogue et de la communication entre gouvernants et gouvernés, le renforcement de l'indépendance de la justice et la lutte, avec toute la force de la loi, contre tous les fléaux sociaux et toute forme de violence contraire aux valeurs séculaires de la société algérienne. Une lutte qui sera appuyée par la revalorisation de l'exercice d'une démocratie participative qui associera avec efficacité les acteurs locaux et la société civile à la gestion des affaires locales. Dans cet esprit, il est connu de tous que la mise en œuvre d'une décentralisation accélérée n'est pas une fin en soi. Elle n'est solidement utile que si elle s'inscrit dans une stratégie et une démarche de recherche de solutions aux problèmes de la cité, avec tout ce que cela comporte comme diversité et dont les solutions interviendraient sur la dimension d'une contribution à la bonne gouvernance pour l'analyse critique de la mise en œuvre des actions publiques de développement, en termes d'analyses des performances et de l'efficacité leurs impacts sur la prise en charge réelle des préoccupations des citoyens, c'est-à-dire suivi, évaluation et capitalisation des intérêts toujours plus divers des citoyens et dont les revendications s'expriment avec plus de détermination qu'hier. Ces éléments de constats mettent en évidence le principe suivant : la source de tout développement, de tout progrès, de cohésion sociale et de maî- trise de la quiétude de la population réside dans une gouvernance clairvoyante, véritablement orientée vers des résultats et au profit de la population. Une gouvernance qui a pour but de favoriser la floraison socio-politique sur la base d'un comportement renouvel é continuellement. Ce comportement est respecté lorsqu'il est possible de vivre à long terme des intérêts particuliers des citoyens sans entamer le capital. Donc une gouvernance à transformer en politique d'ouverture sur tous les fronts : la domination de facteur pourrait ainsi devenir un base essentielle de croissance au sens le plus large du terme. En effet, l'actualité du moment est désormais de répondre aux défis issus des réformes engag ées. Les problèmes sociaux et économiques sont désormais fortement liés à la saine mise en pratique de ces réformes. Dans ce contexte, le gouvernement a défini une nouvelle stratégie pour un développement durable, mais aussi un moyen de faire face aux retombées de la crise économique et financi ère difficile que traverse le pays en raison de la chute drastique des cours pétroliers sur le marché mondial. Cette stratégie voit en la présente conjoncture un champ d'action politique qui vise à garantir globalement un développement viable à long terme en relevant des défis économiques, sociaux et environnementaux. Ces défis sont de divers ordres : compétitivité économique, politique, financière, recherche, technologie, formation, cohésion sociale, santé, environnement, ressources naturelles, organisation et réamé- nagement du territoire, etc. A présent, il s'agit de maintenir le cap à travers la crise mondiale, grâce au renforcement d'un modèle social élevé et un pouvoir d'achat non entamé. En effet, l'Algérie se sait désormais contrainte à la puissance dans un monde dont la multipolarité n'est plus une lecture politiquement revendicatrice pour un pays en renouveau mais une réalité imposée par la mondialisation et l'apparition de nouveaux défis comme le terrorisme, Internet, les approvisionnements énergétiques et alimentaires, les risques nucléaires ou environnementaux. Aussi, l'Algérie depuis, a dû profond ément changer son regard sur ellem ême et sur le monde ces dernières années, et redéfinir ce qui pourrait être une nouvelle " mondialisation algérienne ". Un monde algérien en définition.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B C
Source : www.lemaghrebdz.com