
Comme chaque année, les Algériens se préparent, dans une ambiance empreinte de piété, de joie et de communion, pour marquer cette fête religieuse qui est coïncide avec l'accomplissement du cinquième pilier de l'Islam, à savoir le hadj. C'est aujourd'hui que les pèlerins vont accomplir le rituel de Wakfat Arafa, avant de joindre Minan où ils devront s'acquitter du Tawaf El Ifadha et du Saây. La plupart des fidèles profitent de ce jour d'Arafat pour observer le jeûne. Car jeûner le jour d'Arafat « expie les péchés de l'année précédente et ceux de l'année suivante », selon le Prophète Mohamed (QSSSL). Pour le pèlerinage précisément, les nouvelles dispositions prises par les autorités algériennes en faveur des hadjis ne sont pas passées inaperçues. Elles ont grandement soulagé les candidats au hadj avant, pendant et après le départ aux Lieux Saints.Comme la tradition le veut, cette occasion est propice pour la plupart des Algériens pour se retrouver en famille pour accomplir le rituel du sacrifice. Beaucoup prennent la route pour se rapprocher de leurs familles. Et festoyer ensemble dans la ferveur de l'Aïd. La solitude n'a pas de place en ce jour de fête, mais plutôt aux retrouvailles et aux échanges des v?ux. Certains, pour marquer cette journée de fête, n'oublient pas de se rendre aux hôpitaux pour apporter un soutien aux malades, notamment les enfants qui passent l'Aïd loin de leurs proches. Un élan de solidarité caractérise cette fête. Cette année, l'Aïd El Kébir intervient dans un contexte économique particulier. Il coïncide, en effet, avec la fin des vacances d'été et la rentrée scolaire. Synonyme de dépenses. Avec la cherté de la vie et l'érosion du pouvoir d'achat, les faibles bourses ne savent plus à quel saint se vouer. C'est ce qui explique d'ailleurs la baisse de la demande en moutons. Et pourtant, les prix du bétail ont relativement connu une baisse, comparativement aux années précédentes. Selon le ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, les prix ont baissé en moyenne de 15.000 DA par rapport à l'année dernière. Avec la mise en place de points de vente gérés par l'entreprise publique Latraco, mettant l'éleveur en contact direct avec le consommateur, le marché des moutons a connu une meilleure organisation et une certaine régulation. Les prix ont oscillé entre 23.000 à 60.000 DA. Selon les observateurs, les prix risquent de chuter encore plus aujourd'hui, eu égard à la disponibilité du cheptel conjuguée à la faible demande. Même dans les marchés parallèles, les prix sont plus ou moins abordables. Pour fêter comme il se doit ces jours de fête, les autorités ont pris certaines dispositions. Un programme de permanence a été établi par le ministère du Commerce pour lequel 33.000 commerçants sont réquisitionnés à travers le territoire national, dont 4.500 dans la wilaya d'Alger, en vue d'assurer l'approvisionnement, notamment en denrées alimentaires de première nécessité. Si les deux jours de l'Aïd sont chômés et payés pour l'ensemble des personnels des institutions et administrations publiques, les personnels exerçant un travail posté sont tenus d'assurer la continuité du service.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wassila Ould Hamouda
Source : www.horizons-dz.com