Après la conférence animée par Pierre Daum autour de la question des pieds-noirs en Algérie, le Centre d'études diocésain Les Glycines d'Alger renoue avec un autre thème relatif à l'histoire et à la guerre d'Indépendance de l'Algérie avec une rencontre animée par la directrice de recherche au CNRPAH autour de la première victime assassinée par l'OAS, Pierre Popie, un avocat libéral militant pour l'indépendance de l'Algérie.
Après la conférence animée par Pierre Daum autour de la question des pieds-noirs en Algérie, le Centre d'études diocésain Les Glycines d'Alger renoue avec un autre thème relatif à l'histoire et à la guerre d'Indépendance de l'Algérie avec une rencontre animée par la directrice de recherche au CNRPAH autour de la première victime assassinée par l'OAS, Pierre Popie, un avocat libéral militant pour l'indépendance de l'Algérie.
Directrice de recherche au CNRPAH d'Alger, Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques, Barkahoum Ferhati est docteure en Histoire et Civilisations, doctorat qu'elle a obtenu à l'EHESS sous la direction de Mme Valensi sous le titre « Lecture d'histoire sociale de la prostitution en Algérie : Le cas des femmes Oulad Naïl de Bou-Saâda ». Elle est chercheure associée au CHSIM/EHESS-Paris et professeure associée à l'ESBA, Ecole supérieure des beaux arts d'Alger. Sa recherche est axée notamment autour de la question de la femme et du genre. Ses travaux portent aussi sur la Guerre d'Algérie.
Maître Pierre Popie est cet avocat libéral qui, dès son jeune âge, prend le parti des Algériens. Il fait partie de ces hommes et femmes dits "Libéraux d'Algérie" qui, dans un premier temps, prônèrent le rapprochement des communautés. Très vite, certains parmi eux comprirent que l'indépendance des Algériens était la seule issue. Maître Popie ira jusqu'à exhorter les Européens d'accepter leur sort de «minorité» et sans hésitation, il annonça avec fracas que « l'Algérie française était morte ». Son arrêt de mort fut alors signé par l'OAS, l'Organisation de l'armée secrète, celle des Ultras qui, en ce 25 janvier 1961, commis son premier acte terroriste.
Avec cette rencontre elle reviendra donc sur les crimes perpétrés par l'OAS et du combat de Pierre Popie contre le colonialisme. Avec ses multiples interventions et positions pour une Algérie libre et indépendante, il avait attiré la colère des partisans d'une Algérie française, dont l'OAS. Le 25 janvier, il est poignardé dans son cabinet, rue de l'Abreuvoir. Deux jeunes gens, spécialistes du close-combat lui ont porté 8 coups de poignard dont 1 au c'ur. L'avocat libéral, haï des mouvements ultras, est la première victime de l'action que les divers groupes « patriotiques » d'Alger ont décidé de mener. Sa mort est accueillie avec satisfaction par ceux qui depuis la « bataille d'Alger » connaissent son action au sein du mouvement libéral. Les autres, la troupe, la masse qui apprend le nom de l'avocat en même temps que les circonstances de sa mort, n'ont qu'une réaction : « s'ils l'ont buté, c'est qu'ils savaient à qui ils avaient affaire. Désormais ils ont raison. On ne les connaît pas encore, le sigle OAS n'a pas fait son apparition, mais « ils » défendent l'Algérie française. Peu importent les moyens qu'ils emploient ».
Directrice de recherche au CNRPAH d'Alger, Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques, Barkahoum Ferhati est docteure en Histoire et Civilisations, doctorat qu'elle a obtenu à l'EHESS sous la direction de Mme Valensi sous le titre « Lecture d'histoire sociale de la prostitution en Algérie : Le cas des femmes Oulad Naïl de Bou-Saâda ». Elle est chercheure associée au CHSIM/EHESS-Paris et professeure associée à l'ESBA, Ecole supérieure des beaux arts d'Alger. Sa recherche est axée notamment autour de la question de la femme et du genre. Ses travaux portent aussi sur la Guerre d'Algérie.
Maître Pierre Popie est cet avocat libéral qui, dès son jeune âge, prend le parti des Algériens. Il fait partie de ces hommes et femmes dits "Libéraux d'Algérie" qui, dans un premier temps, prônèrent le rapprochement des communautés. Très vite, certains parmi eux comprirent que l'indépendance des Algériens était la seule issue. Maître Popie ira jusqu'à exhorter les Européens d'accepter leur sort de «minorité» et sans hésitation, il annonça avec fracas que « l'Algérie française était morte ». Son arrêt de mort fut alors signé par l'OAS, l'Organisation de l'armée secrète, celle des Ultras qui, en ce 25 janvier 1961, commis son premier acte terroriste.
Avec cette rencontre elle reviendra donc sur les crimes perpétrés par l'OAS et du combat de Pierre Popie contre le colonialisme. Avec ses multiples interventions et positions pour une Algérie libre et indépendante, il avait attiré la colère des partisans d'une Algérie française, dont l'OAS. Le 25 janvier, il est poignardé dans son cabinet, rue de l'Abreuvoir. Deux jeunes gens, spécialistes du close-combat lui ont porté 8 coups de poignard dont 1 au c'ur. L'avocat libéral, haï des mouvements ultras, est la première victime de l'action que les divers groupes « patriotiques » d'Alger ont décidé de mener. Sa mort est accueillie avec satisfaction par ceux qui depuis la « bataille d'Alger » connaissent son action au sein du mouvement libéral. Les autres, la troupe, la masse qui apprend le nom de l'avocat en même temps que les circonstances de sa mort, n'ont qu'une réaction : « s'ils l'ont buté, c'est qu'ils savaient à qui ils avaient affaire. Désormais ils ont raison. On ne les connaît pas encore, le sigle OAS n'a pas fait son apparition, mais « ils » défendent l'Algérie française. Peu importent les moyens qu'ils emploient ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kahina Hammoudi
Source : www.lemidi-dz.com