
Dans la rencontre que vont livrer les Verts contre le Bénin, il faudrait surtout retenir que l'adversaire du jour a battu l'un des prétendants en l'occurrence le Mali. Cette victoire n'est pas forcément un référent car les Algériens ont eu à perdre des rencontres nettement plus faciles aussi bien à l'extérieur que localement. Il y aura tout d'abord l'environnement immédiat et quel que soit le pays d'Afrique noire où se déroule un match de football de grande importance les conditions ont toujours été loin d'être favorables aux visiteurs. Pis celui-ci est toujours des plus hostiles, c'est en fait une règle à l'ensemble de l'Afrique. La sélection nationale fera donc face à cette sombre image qu'a, à tort ou à raison, le Bénin et c'est là la plus grande inquiétude pour Halilhodzic qui ne cache pas son scepticisme quant au courage que devront avoir ses joueurs, dont la majorité n'est pas habituée à évoluer dans des conditions où les règles du jeu peuvent allègrement être élaguées sans que les officiels locaux, les représentants des fédérations, les arbitres n'y trouvent à redire. La rencontre d'aujourd'hui ne sera pas qu'extrêmement physique, elle le sera encore plus sur le plan psychologique, voire mental d'autant plus que les Béninois ne vont pas faire dans la dentelle sachant l'ambiance corrosive dans laquelle se trouve leur sélection. Un coach qui n'est plus dans sa peau compte tenu des pressions politiques subies à chaque fois que son équipe s'apprête à disputer une rencontre qualificative pour une compétition continentale ou autre. Ce sera donc contre une équipe, en théorie seulement car tout cela peut également n'être qu'une ruse de guerre, complètement démotivée, déstructurée que les coéquipiers de Belkalem auront l'opportunité d'assurer à un fort taux de pourcentage la suite du parcours. Halilhodzic exige de ses joueurs d'aller au charbon et de n'envisager que la victoire et rien que la victoire. Il place la barre quelle que peut haut, les choses n'étant pas aussi faciles que celles qui pourraient être imaginées à distance. Dans cet ordre d'idées d'ailleurs, il faudrait que le staff technique évacue toute certitude quant à la vulnérabilité de l'adversaire et, plus particulièrement, ne tienne pas compte des propos alarmistes tenus par Manuel Amoros et encore moins sa conviction personnelle d'affronter les Verts dans un rapport de forces qui ne serait pas en faveur de son équipe. Quand le Bénin a battu le Mali, les rapports du Français et des instances sportives béninoises n'étaient pas au beau fixe non plus. Mieux encore, cette tension pourrait même être la raison majeure d'un sursaut chez les joueurs. Sessegnon, le capitaine des Ecureuils, il y a quelques jours, a
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Lemili
Source : www.latribune-online.com