
Le 28 mars Fateh D., 37 ans, marin professionnel, ne savait pas qu'il allait vivre son pire cauchemar en accostant au port d'Alger à 21 h 30. Une fois les formalités de débarquement effectuées, il se dirige vers la rue Tanger pour manger, passer la nuit dans un hôtel et regagner Dellys, sa ville natale. Mais, arrivé au niveau du café des 5 Avenues face au cinéma Hillal, trois énergumènes l'agressent avec une arme blanche. Pendant que le premier lui pointait le couteau sur le cou, les deux autres se sont emparés de la somme de 2000 DA qui se trouvait dans son portefeuille et de son bonnet marin en plus des coups de poings assénés en plein ventre. Une fois ses esprits retrouvés, il se dirige vers le barrage de police de l'hôtel Essafir qui l'oriente vers le poste de police du Sénat où la victime a déposé plainte. Une fois la recherche des agresseurs terminée et plusieurs jeunes arrêtés dans les environs, Fateh est appelé le lendemain à reconnaître ses agresseurs. Effectivement, sur les trois agresseurs, il en a reconnu deux, étant donné que le troisième est toujours en fuite. Le bonnet marin, comme pièce à conviction, a été retrouvé chez l'un des deux jeunes, tandis que l'argent volé bien entendu s'est volatilisé. Dans le box, les deux jeunes accusés dont l'âge ne dépasse pas les 25 ans, récidivistes plusieurs fois, ont nié les faits qui leur sont reprochés à savoir, association de malfaiteurs, agression, détention d'arme blanche et vol. Révoltée, la présidente de séance de la chambre pénale du tribunal de Sidi M' Hamed leur demande à qui appartient le bonnet marin trouvé dans la poche d'un accusé. Un lourd silence s'installa et le doute plana chez tous les présents dans la salle. L'un des deux accusés confirmera la véracité des faits qui lui sont reprochés. Fateh, appelé à la barre, a bel et bien reconnu ses agresseurs. Il n'a rien demandé hormis la restitution de son argent et a demandé à Dieu de les ramener dans le droit chemin. L'avocat général a requis deux ans de prison ferme pour les deux agresseurs, multirécidivistes, tandis que le troisième est toujours recherché.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R F
Source : www.horizons-dz.com