Le marché gazier est en pleine transition. Il n'existe, selon les spécialistes, plus de modèles de référence. Ils plaident pour une diversification des processus de production. L'Algérie a pour projet d'atteindre cet objectif en 2019 grâce à des joint-ventures.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Deuxième jour hier du «Algeria Future Media». La production gazière a été au coeur des débats. Unanimes, les participants évoquent un marché en pleine transition. C'est le cas de Ahmed Mazighi, vice-président commercialisation à Sonatrach, qui a évoqué cette transition affirmant qu'actuellement, il n'existe plus de modèle dominant de référence, ajoutant qu'à cause de la volatilité du marché, le seul modèle appelé à réussir est celui où il existe plusieurs processus de production et une offre diversifiée.
Actuellement, dit-il, il n'existe en Algérie qu'une source unique de production. Une situation appelée à changer grâce au projet de Sonatrach, qui consiste à trouver des sources multiformes de gaz grâce à des joint-ventures avec des entreprises locales à horizon 2019.
Le secrétaire général du forum gaz des pays exportateurs de gaz a partagé avec l'assistance son appréciation d'un marché qui, dit-il, est de plus en plus compétitif et qui se caractérise par une demande de plus en plus importante d'où la nécessité, dit-il, de mettre en place des infrastructures en mesure de distribuer cette énergie et les sécuriser.
Après un demi-siècle d'existence, Sonelgaz se met à l'heure du développement durable. Son président-directeur général, qui intervenait hier à la seconde journée du «Algeria Future Energy», affirmait que l'entreprise devait poursuivre son programme de développement tout en s'adaptant au contexte économique et environnemental. Les énergies renouvelables et les changements climatiques, affirme Mohamed Arkab, dessinent un nouveau modèle aussi bien pour les producteurs que pour les consommateurs. Ces préoccupations liées au développement durable, dit-il, sont au coeur de la stratégie 2030 du groupe.
Le programme de production de 22 mW d'énergie solaire permettra une visibilité à long terme, promet-il. Les partenaires de l'Algérie sont justement à la recherche de visibilité. Lord Risby, représentant du Premier ministre britannique, a mis l'accent sur la fiabilité du secteur des hydrocarbures, plaidant pour une souplesse des textes réglementaires.
Il a rappelé les grandes traditions de coopération entre les deux pays, se félicitant des nombreuses opportunités qu'offre le marché algérien et appelant à consentir davantage d'investissements pour prolonger la vie des gisements.
N. I.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nawal Imès
Source : www.lesoirdalgerie.com