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Un «mandat» plein !



Un «mandat» plein !
350 élus locaux condamnés par la justice depuis 2012Les arrondissements urbains et assemblées populaires communales, dépendent, depuis 1962, de la finance de l'Etat. En 55 ans d'indépendance, les collectivités locales n'ont pas pu créer l'autosuffisance.
Pour le quinquennat 2012-2017, l'Etat a accordé un budget de 700 milliards de dinars aux arrondissements urbains et APC, dans le cadre du plan communal de développement, PCD, mais les conditions de vie n'ont pas été améliorées. Les chaussées sont toujours accidentées et l'éclairage public souvent absent. La majorité des travaux auxquels assistent les citoyens se résument en la réfection des trottoirs.
Dans la wilaya d'Alger, une stratégie ambitieuse a été tracée, en 2015, pour obtenir une métropole en 2035. Au niveau local, la stratégie ne semble pas être suivie, hormis les travaux de réfection de trottoirs, même nouvellement érigés.
La plupart du temps, les réfections de trottoirs sont faites sans plans et d'importantes sommes d'argent gaspillées.
Les arrondissements urbains et APC sont dans un état lamentable concernant les infrastructures, en dépit des sommes d'argent importantes accordées par l'Etat.
De gabegies sont également enregistrées et environ 1100 élus ont été auditionnés par la justice, dont 350 élus locaux des APC et des assemblées populaires de wilaya, ont été inculpés et condamnés depuis 2012 pour nombre d'accusations, dont le faux et usage de faux, fausse signature dans les délibérations et la distribution du couffin de Ramadhan. Ils sont 26 000 élus APC et APW au niveau national. Nombreux sont les citoyens qui disent ne pas comprendre pourquoi le rush est enregistré dans les candidatures pour les élections APC et APW, puisque, notent-ils, le développement des communes ne peut être concrétisé en l'absence de stratégie.
Or, l'absence de stratégie n'existe pas encore dans les collectivités locales. «On continuera à dépenser l'argent de l'Etat dans la réfection des trottoirs et à ne pas accorder de l'importance à l'autosuffisance financière des APC et APW», disent-ils. Ils citent comme preuve l'absence, en 2017, à Alger, de l'éclairage public et du gaz naturel dans certains quartiers d'Alger.
Pire, certaines rues ne disposent pas d'appellation puisque gardant toujours des appellations datant de l'époque turque. Un nombre considérable de poteaux électriques se trouvent dans la chaussée, des regards béants dans la rue, des dizaines de candélabres de l'éclairage public sont tombés à cause de la rouille, mais les arrondissements urbains et APC ne semblent pas intéressés. Le quotidien des administrés ne motive pas les électeurs puisque ne comprenant pas le laisser aller choisi adopté comme mode de gestion par certains élus locaux. L'instauration du multipartisme en 1991, n'a pas empêché les dilapidations de deniers publics dans les APC. Des guéguerres ont opposé des élus de différents partis politiques au détriment des citoyens et nombre de communes ont été bloquées pendant plusieurs années. Les APC de l'ex-Front islamique du salut ont brillé par le détournement de terres et d'après des responsables de la lutte antiterroriste, des engins des travaux publics appartenant à nombre d'APC ont même été mis à contribution pour creuser des casemates.
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