
Un mandat d'arrêt international a été lancé contre Chakib Khelil, l'ex-ministre de l'Energie et des Mines, et 8 autres personnes, dont sa femme, ses deux fils et le nommé Farid Bedjaoui, a indiqué, hier à Alger, le procureur général près la Cour d'Alger, Belkacem Zeghmati.Les mandats d'arrêt lancés à contre les neuf accusés ont pris effet depuis deux semaines, a précisé M. Zeghmati lors d'un point de presse. Le gouvernement algérien, depuis le début de cette affaire, a indiqué qu'en Algérie, il y a une justice qui au-dessus de tous. Même le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, n'est pas resté indifférent sur ce scandale. Dans un message adressé précédemment aux travailleurs, à la veille de la célébration du double anniversaire de la création de l'UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures, le chef de l'Etat s'est dit révolté par les scandales qui touchent la gestion de l'entreprise nationale des hydrocarbures, Sonatrach. «Je ne peux pas passer sous silence les scandales récemment relevés par la presse et qui touchent la gestion de Sonatrach. Ces informations soulèvent notre révolte et notre réprobation, mais je fais confiance à la justice de notre pays pour tirer au clair l'écheveau de ces informations, pour situer les responsabilités et appliquer avec rigueur et fermeté les sanctions prévues par notre législation», a-t-il déclaré. L'affaire de Sonatrach concernant des pots-de-vin a été traitée par plusieurs tribunaux à Rome (Italie), à Toronto (Canada) et au niveau du parquet d'Alger, qui s'est autosaisi suite aux révélations parues dans différents titres de la presse nationale et internationale. Il est à signaler également que les autorités algériennes n'ont jamais intervenu au sujet de l'affaire de corruption qui a touché Sonatrach. Même le ministre de la Justice, Mohamed Charfi, s'est lavé les mains à ce sujet, indiquant qu'il n'y avait jamais eu d'instruction directe dans l'affaire de Sonatrach et que la tutelle n'intervient pas dans le travail du juge d'instruction chargé du dossier. Le premier responsable de la justice a ajouté que le ministère coordonne avec les commissions rogatoires internationales, et ce, dans le but de réunir toutes les informations possibles quant à cette affaire. A l'époque, le ministre a indiqué qu'une importante équipe composée de juges algériens s'est rendue en Italie et en Suisse pour enquêter quant à l'implication directe d'anciens responsables du géant pétrolier national.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Rédha
Source : www.lnr-dz.com