
Les avaloirs d'Alger n'assurent qu'une fluidité ! Celle de l'encre qu'ils font couler aux premières pluies automnales ! Pour le reste du temps, il suffit d'une ondée pour que des amas de détritus flottent au-dessus de la surface de l'eau qui ondoie autour des bouches des regards obstrués. Le cas est d'autant répétitif comme chaque année à pareille saison, notamment au square Port-Saïd, où le niveau de l'eau boueuse est monté jusqu'à remplir les bassins asséchés du jardin et dissimuler les marches des trottoirs de l'ancien square Bresson. Pour l'anecdote, l'averse a permis le remplissage du bassin asséché du parc-des-pins d'El-Biar. Authentique ! En conséquence à l'inertie des services de la voirie, l'eau affluait de partout et telles des pluies torrentiels qui ruisselaient de la rue Mohamed-Bouzrina (ex-La Lyre) et des escaliers situés de part et d'autre de l'Opéra d'Alger pour en faire un lit d'oued à la place Mohamed-Touri qui s'en trouva submergée en un laps de temps. Pour s'en convaincre de l'image "apocalyptique", le niveau de l'eau montait jusqu'à effleurer le bas de caisses des véhicules qui formait le carrousel d'automobilistes bloqué à Bab Azzoun et qui fuyait l'écoulement des eaux aux environs de la mosquée Ketchaoua vers la place des Martyrs. D'ailleurs, ceux qui s'étaient abrités sous les arcades de Bab Azzoun étaient tous trempés du fait qu'ils pataugeaient dans l'eau qui dégoulinait des "z'niqat" (venelles) de la rue Amar-El-Kama à la Basse-Casbah. Donc, le mieux est de retrousser le revers de son pantalon pour ne pas s'éclabousser d'eau et de fuir l'image catastrophique d'un vieil Alger qu'avait fragilisé davantage un après-midi pluvieux. Pendant ce temps et à un jet d'eau de là, c'était la paralysie au niveau du carrefour des 5 avenues d'Abane-Ramdane, la rampe Mustapha-Benboulaïd, Asselah-Hocine et la rue de la Liberté. C'est dire qu'il avait suffi d'une averse pour que la vie s'arrête à Alger, et c'est le cas à Tafourah Grande-poste, où l'inondation de l'avenue de l'ALN (ex-moutonnière) avait contraint les agents de l'ordre public en charge de réglementer la circulation routière à orienter les automobilistes vers l'avenue Mohamed-Belouizdad qui était tout autant bloquée. D'ailleurs et jusqu'au jour d'aujourd'hui, les chaussées de la capitale s'en trouvent humidifiées à ras du bitume par l'absorption de tant de volume d'eau. Pour s'en persuader, les autorités doivent s'imposer une visite vers les communes de Sidi-M'hamed et de Belouizdad (ex-Belcourt), où les dégâts causés à l'asphalte en disent long sur le déficit en matière de travaux d'intersaison. Tout bien considéré, Alger ne peut se suffire des prestations du seul intervenant Asrout à qui les municipalités doivent lui prêter main forte. Donc, et pour y booster les choses, l'apport des services techniques des APC est d'autant nécessaire.L. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Louhal Nourreddine
Source : www.liberte-algerie.com