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Un grand retard à rattraper pour la Bourse d'Alger Rapport annuel 2012 de la Cosob



A l'occasion de la publication de son rapport annuel pour l'année 2012, la Commission d'organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob) est revenue sur les résultats des travaux effectués dans le cadre du projet de réforme du marché financier.
Selon le rapport de la Cosob, ce projet de réforme s'est fixé 5 objectifs, dont le principal est le développement du marché et le renforcement des capacités des infrastructures de marché. La réorganisation et la professionnalisation des métiers du marché, la modernisation du cadre juridique, la modernisation des systèmes d'information liés au marché et la formation des intervenants et de la communication en direction des parties prenantes sont les autres objectifs assignés à ce projet.
La réalisation des travaux a été menée par une unité de gestion composée d'experts internationaux et nationaux recrutés pour le projet, des équipes de la Cosob, de la Société de gestion de la Bourse des valeurs mobilières (SGBV) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Organisés en deux étapes, les travaux ont consisté, dans une première phase, en une évaluation qui a duré deux mois (octobre-décembre 2011) et pour la deuxième 8 mois, phase achevée en décembre 2012 avec la définition des objectifs à atteindre. Concernant le développement du marché financier qui accuse un grand retard si l'on se réfère aux perspectives tracées à la fin des années 1990, l'étude a confirmé ce que tout le monde savait déjà, que la taille actuelle du marché des capitaux algérien ne correspond pas à la taille de l'économie algérienne. Et l'ordre de grandeur du marché algérien comme objectif-cible devrait être une capitalisation boursière de 40 milliards de dollars, 150 sociétés cotées en Bourse et un taux de rotation annuel de 10%, soit 4 milliards de dollars.
En comparant ces données avec la situation actuelle, l'on mesure mieux le retard accumulé depuis plus de dix ans. Il faut rappeler que juste après la création de la Bourse d'Alger, en 1998, un programme prévoyant l'entrée en Bourse d'une vingtaine d'entreprises publiques avait été élaboré. Quinze ans après, elles ne sont que deux à figurer dans les cotations.Mais comme il n'est jamais trop tard pour bien faire, l'étude propose de retenir comme objectif à moyen terme, qui serait de 5 à 8 ans, le quart de la capitalisation boursière de l'objectif-cible, soit 10 milliards de dollars. Le nombre de sociétés proposées et qui seraient cotées est de 38, et un milliard de dollars serait négocié par an, soit 5% du PIB.
L'étude n'omet pas de faire remarquer que cette proportion, qui reste un objectif non encore réalisé, est faible si l'on la compare aux ratios des marchés boursiers et surtout aux ratios des marchés régionaux qui sont ceux de nos voisins. Pour la période de moyen terme de 5 années, l'étude indique que l'objectif correspond à l'introduction en Bourse d'une dizaine de sociétés par an et un volume d'opérations de l'ordre de 500 millions de dollars par an. Actuellement, la valeur de la capitalisation à la Bourse d'Alger est inférieure à 13 milliards de dinars.
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