A l'initiative du Rassemblement de la jeunesse algérienne (RAJA), un séminaire a été organisé, hier à Alger, autour du thème « le rôle de la société civile dans l'observation électorale ». A l'unanimité, les intervenants ont mis l'accent sur l'importance d'instaurer un cadre juridique pour associer la société civile dans cette mission. Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme, a estimé que l'observation nationale doit avoir un cadre juridique.
« Des dispositions doivent être prises, probablement par voie d'ordonnance », a-t-il signalé. Chose que confirme Mhand Berkouk, directeur du Centre de recherches sécuritaires et stratégiques (CRSS). « L'observation électorale nationale requiert essentiellement un nombre de principes. Il faudrait mettre en place un cadre juridique préalablement bien établi dans la mesure où, actuellement, le rôle et la place de la société civile sont complètement occultés », note-t-il. En attendant la formation de ces observateurs, M. Berkouk conseille à la société civile de se focaliser à l'heure actuelle sur la sensibilisation quant à l'importance des élections législatives du 10 mai « tout en imposant le principe de la transparence, la loyauté et la crédibilité du scrutin ». Car, de son avis, « la société civile ne doit pas être identique à la société politique, mais complémentaire et membre intégrante de l'observation nationale ». Selon lui, l'Algérie est à la phase de départ en matière d'encadrement des observateurs nationaux. « La formation des compétences dans ce cadre nécessite des efforts considérables », affirme-t-il. Le Dr Saïd Mokaddem atteste, pour sa part, que la société civile a un rôle important dans l'édification de la démocratie.
Elle doit constituer « une force de proposition » et ne doit pas « s'isoler de l'activité politique ». La société civile a, selon lui, la mission de changer les mentalités qui s'opposent aux réformes engagées, de mobiliser des électeurs en vue d'enregistrer leurs préoccupations et participer activement dans l'édification de la Nation. Pour Smaïl Debch, professeur, l'intervention de la société civile dans la vie politique est « toujours positive ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wassila Ould Hamouda
Source : www.horizons-dz.com