
Les producteurs nationaux se retroussent les manches et entament le virage de l'après-pétrole. En témoigne cette entreprise qui vise à destiner pas moins de 50% de sa productiLa Bourse d'Alger tomberait-elle en désuétude' Bien que forte de la présence de quelques poids lourds nationaux, cette entité n'enthousiasme pas les producteurs nationaux, notamment privés. «La Bourse n'a pas encore prouvé son efficacité. En l'état actuel des choses et pour être honnêtes nous n'avons pas de projet à ce propos.» répond en effet, M.Djamel Guidoum, directeur général adjoint de l'entreprise Iris, un fleuron national de l'électronique, dont les résultats financiers étonnent, car connaissant une croissance exponentielle. Ce responsable, interrogé sur la possible entrée de sa société à la Bourse d'Alger répond ainsi par la négative, comme pour signifier que ce marché financier ne connaît pas encore un dynamisme salvateur. L'absence de liquidités, la mainmise des banques et de l'informel sur l'argent dissuadent donc encore les entreprises de tenter une admission dans cet espace de cotation. Cet aveu de M.Guidoum a été fait en marge de la célébration du 10e anniversaire d'Iris spécialiste des produits blancs, téléviseurs, It Phones et autres smartphones. L'événement, qui a été fêté à l'hôtel El Aurassi d'Alger, a vu la présence d'officiels, de membres du FCE les directeurs et les représentants des médias.Cette entreprise témoigne, de par sa formidable évolution, que des chefs d'entreprise algériens songent déjà à l'après-pétrole. En effet, Iris, connaît depuis 2005 une croissance à deux chiffres de son chiffre d'affaires. Ses résultats financiers pourraient faire pâlir de jalousie les multinationales les plus cotées à l'échelle mondiale. Les prévisions pour 2014-2015 font déjà état de plus de 72% d'évolution. Le secret de ce succès repose sur le fait que ses managers ont, dès le départ, cultivé une vision, explique M.Guidoum. Des valeurs fondent également le socle de cette entité économique jeune: ce sont l'algérianité, l'accessibilité, l'empathie, la convivialité, la proximité, le challenge, l'anticipation, l'innovation, le développement et la satisfaction du client. L'entreprise s'internationalise, désormais, autrement dit elle exporte. Elle s'attelle au préalable à renforcer davantage les taux d'intégration des produits qu'elle fabrique localement. L'objectif majeur d'Iris consiste à cibler les marchés étrangers. Pour le court terme sont désignés les marchés locaux régionaux que sont les marchés africain et arabe. Alors qu'à moyen terme, l'on évoque le marché européen, mais également d'autres pays comme le Brésil. L'entreprise a commencé avec une trentaine d'employés et a atteint le nombre de 1763 salariés présentement, ce qui dénote sa bonne santé. «Pour les deux prochaines années nous allons tenter d'atteindre le chiffre de 3000 employés.» ajoute M.Guidoum.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salim BENALIA
Source : www.lexpressiondz.com