
L'hôte de Aïn Témouchent a pris note de l'ensemble des problèmes exposés plus particulièrement par les représentants des armateurs qui ont précisé que, durant les dix dernières années, la production a enregistré une décroissance estimée à 60%.Le secteur de la pêche fait face à d'innombrables problèmes liés notamment à l'état de la flottille de pêche qui n'arrive pas à donner ce coup de fouet tant espéré par les professionnels travaillant aux deux ports de la wilaya de Aïn Témouchent, Béni Saf et Bouzedjar spécialisés dans la pêche du poisson bleu. En effet, afin de pouvoir établir un diagnostic exhaustif des engins existants et qui composent la flottille des deux ports, il est fait appel à un expert coréen.Accompagné de Lazar Abdelhakim, sous-directeur des ports et abris de pêche auprès du ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, et Boukabrine Sahnoun, directeur de la pêche de la wilaya de Aïn Témouchent, Choi Jeom-Sik, expert de pêche auprès de l'Agence coréenne de coopération international Koica qui pilote la mission entre l'Algérie et la Corée du Sud, a effectué, lundi, une visite qui l'a conduit au niveau des deux ports précités où il a rencontré les représentants des différentes filières du secteur de la pêche.Afin de pouvoir rendre effectifs les échanges entre les deux pays tendant à améliorer les techniques de pêche, l'hôte de Aïn Témouchent a pris note de l'ensemble des problèmes exposés particulièrement par les représentants des armateurs qui n'ont pas manqué de préciser que, durant les dix dernières années, la production a enregistré une décroissance estimée à 60% avec la disparition du poisson pour, entre autres, non-respect du repos biologique, surcharge des bateaux ainsi que la résonnance des moteurs,. "Nos bateaux ne sont pas prêts pour faire face aux intempéries", a indiqué l'un des intervenants tout en précisant que la pêche en Algérie n'a jamais dépassé le semi-professionnel pour ne pas dire une pêche purement artisanale.D'autres ont indiqué que s'il n'y a pas une pénurie de pièces de rechange et de matériel, leur cherté, par contre, asphyxie le secteur, d'où la nécessité d'une intervention de l'Etat par le biais d'un accompagnement financier.À titre d'exemple, le prix d'un moteur de 180 cv se situe entre 230 millions et 300 millions de centimes alors que le prix du grappin qui tire les filets varie entre 20 et 30 millions de centimes. Les professionnels de la pêche ont émis le v?u que les Coréens réalisent une unité de production d'engins pour la pêche ainsi que l'acquisition de chalutiers-pilotes dans le cadre d'un partenariat.M. L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : LARADJ M
Source : www.liberte-algerie.com