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«Un éventuel assouplissement de la règle 51-49 % n'est pas à écarter»



Asseoir une économie libre et indépendante de la politique rentière est depuis quelques années la priorité du gouvernement qui a élaboré une nouvelle stratégie de redéploiement industriel.Une démarche soutenue par la mise en place de plusieurs mécanismes et dispositifs réglementaires à l'instar de la règle du 51-49% de l'investissement entrée en vigueur en 2009. «C'est une règle de souveraineté nationale qui ne peut être abrogée», a déclaré le ministre de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi, lors de l'exposition du bilan 2018 de son secteur au forum du journal Echaab, hier à Alger, mais il n'a pas écarté un éventuel assouplissement de celle-ci. L'endurcissement et l'amélioration des contenus des réglementations régissant le secteur industriel a contribué efficacement à l'encadrement de ce secteur et son évolution. Egalement, encourager une véritable dynamique visant à améliorer le climat des affaires permettant la promotion du produit local, tous domaines confondus.
Dans cette optique, le ministre a évoqué le rôle important et intransigeant des petites et moyennes entreprises (PME) qui ont bénéficié des différents soutiens de l'Etat dont des avantages fiscaux et administratifs accordés par les pouvoirs publics dans l'objectif de les initier à l'activité industrielle et à contribuer avec les grandes entreprises à promouvoir ce secteur. Dans son bilan exposé sur les réalisations et avancées réalisées par le secteur industriel en 2018 et les projets attendus pour 2019, le ministre a fait état de «l'existence sur le marché de près de 1,1million de PME dont 60% de personnes morales et 40% d'activités libres et artisanales». Faisant par ailleurs constat de la diminution du nombre d'entreprises déficitaires et en faillites enregistrées en 2018.
La plupart de ces entreprises représentent un soutien indéfectible pour le développement du secteur de la sous-traitance, devenu indispensable pour le développement des industries primaires monopolisées par les grandes entreprises. Cette dynamique enregistrée dans ce secteur se conjugue avec les efforts du gouvernement engagés pour la diversification de l'économie nationale afin de faire face à la crise financière et pétrolière qui sévit depuis 2014. Dans le détail, le ministre a énuméré les différentes activités industrielles qui ont permis l'émergence de certaines activités, à l'instar de l'industrie sidérurgique, des matériaux de construction, de l'électronique et électroménagers, la mécanique et le textile. Sans oublier, la relance effective de certaines filiales du secteur de la chimie dont l'Algérie a encore des progrès à réaliser et des retards à rattraper, selon le ministre.
Cependant, il se dit satisfait et rassuré des résultats enregistrés par les différents secteurs devenus plus résistants et plus compétitifs. «Aujourd'hui, nous constatons une véritable stabilité, le meilleur exemple à donner est celui de la filiale ciment qui a exporté en 2018 6 millions de tonnes pour 25 millions de dollars et prévoit d'augmenter son volume d'exportation, en 2019», a-t-il indiqué, ajoutant que «la même dynamique est relevée dans les autres secteurs, à savoir, sidérurgique, l'agro-alimentaire et textile. Nous avons exporté 4 millions de tonnes d'acier, en 2018 avec une prévision de 12 millions de tonnes pour 2019. Cette industrie sera renforcée par la réalisation de près de 10 autres projets». Quant au secteur du textile, Youcef Yousfi a salué les efforts pour relancer cette activité, estimant, à ce propos, que «l'Algérie détient le plus grand complexe du textile, entré en activité récemment et qui vise déjà à exporter».
Répondant sur la polémique concernant la ,fabrication «d'un jean algérien», le ministre de la tutelle a qualifié la réaction des médias d'exagérer et a affirmé que «l'Algérie produira 12 millions de jeans algériens d'une grande qualité et qui seront exportés vers les pays européens». Concernant, les secteurs agro-alimentaire et électronique, le ministre a évoqué une couverture et un équilibre quasi-total entre l'offre et la demande. Par ailleurs, le ministre a reconnu le manque d'initiatives et d'investissement dans le secteur de la pétrochimie. Mais il promet d'encourager le développement dans ce secteur à travers, au préalable, du lancement de l'activité de transformation du phosphate. En conclusion, Youcef Yousfi appelle tous les opérateurs économiques à investir davantage dans les différents secteurs industriels contribuant à la croissance économique du pays.
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