
Une forte affluence du public-lecteur à la 18e édition du SILA d'Alger, et ce qui est à relever c'est l'engouement pour les livres consacrés à l'enfance et à la jeunesse, en général. Il y a la quantité d'ouvrages en la matière, en arabe, en français et en anglais ajouté à cela les 'uvres de bandes dessinées abordant divers thèmes en rapport avec l'univers des enfants et des ados.Parmi ces publications fort variées, les ouvrages d'un auteur - traducteur spécialisé en matière de communication pédagogique ont particulièrement retenu notre attention pour l'intérêt qu'ils suscitent auprès de leurs jeunes acquéreurs:. Il s'agit de trois ouvrages en arabe parus aux éditions Houma et consacrés essentiellement à l'enfance et à la jeunesse intitulés «Vestiges patrimoniaux de mon pays l'Algérie», «Les sept merveilles antiques du monde», «La merveilleuse histoire de Yasmine et la plume magique» (une traduction du conte de Leila Greffou). Le premier ouvrage «Vestiges patrimoniaux de mon pays l'Algérie» tente de faire connaître les joyaux du patrimoine culturel national aux jeunes esprits en les sensibilisant sur la nécessité de préserver et promouvoir ces richesses antiques du risque de détérioration et disparition qui les menace. L'auteur, Abderrazak Ouyeder, incite à l'occasion les jeunes à visiter les sites de ces vestiges historiques dont s'enorgueillit le pays. A l'instar, entre autres, du tombeau de Massinissa, des restes de l'antique Djamila ou Timgad, ou encore la fameuse Kala'a des Bani Hammad, etc.. Destinées de façon particulière aux jeunes écoliers et collégiens des établissements de l'Education nationale, ces éléments de repères culturels patrimoniaux sont présentés dans un style simple, approprié, à même d'amener le jeune lecteur à s'intéresser davantage, par lui-même aux valeurs que recèlent ces vestiges dont il reçoit un avant-gout de leur contexte historique. Il apprend ainsi que ces monuments sont éparpillés un peu partout à travers son pays et dont il peut en être fier de la grande dimension qui les caractérise au vu des évènements marquants dont ils ont été, jadis, les acteurs principaux. Atouts qu'il convient, leur insuffle l'auteur, de préserver et de promouvoir dans l'intérêt des générations montantes et ce en déployant tous les moyens adéquats nécessaires. Le second titre «Les sept merveilles antiques du monde» consiste en une présentation sommaire au jeune lecteur algérien des sept merveilles du monde classiques connues en vue de mieux les faire connaître au jeune public lecteur algérien, notamment les élèves des institutions scolaires que semble cibler particulièrement l'auteur, un ancien du secteur éducatif. Son but étant de divulguer autant que faire se peut auprès du jeune lectorat algérien, les valeurs des richesses aussi bien du patrimoine national que de celui de l'universalité : histoire de contribuer à ouvrir les jeunes esprits au monde et aux particularités des civilisations historiques, leur apprenant à l'occasion des notions relevant tant du passé que du présent, et aux enseignements ô combien utiles. C'est dire que ces textes ont valeur pédagogique, l'enfant étant amené progressivement à se familiariser avec, par exemple, les arts et prouesses des civilisations romaine et grecque antiques, ou encore les pyramides d'Egypte, les vestiges de l'empire Ottoman, tels le monument ducolosse de Rhodes en Grèce, le phare d'Alexandrie, les jardins de Babel en Irak, etc. L'auteur reprenant, ici bien évidemment la classification de ces sept merveilles selon la vision des évaluateurs occidentaux qui s'étaient peu soucié en leur temps de l'importance non négligeable des autres merveilles qui auraient mérité tout autant d'être citées parmi celles évoquées. A l'image, par exemple, du palais de l'Alhambra d'Andalousie ou de la muraille de Chine, pour ne citer que cela. Le dernier ouvrage «La merveilleuse histoire de Yasmine et la plume magique» a trait à un conte traduit du texte de Leila Greffou, par Abderrazak Ouyeder qui a été émerveillé par le style éminemment instructif de la conteuse- pédagogue. Ce qui l'a poussé à transférer le contenu du texte français vers l'arabe, écrit le traducteur. Ce dernier arguant du fait que ce conte et tant d'autres destinés à l'enfance et aux jeunes en général, recèlent des éléments éducatifs et instructifs si utiles à nos jeunes générations montantes. Surtout par les temps qui courent de la mondialisation et des contrecoups de ce troisième millénaire qui exigent d'être au diapason des réalités des temps modernes pour pouvoir relever le défi de l'ère planétaire. A signaler que l'auteur exploite l'espace du quatrième de couverture de chaque ouvrage pour livrer quelques enseignements éducatifs concis sur l'amour de la patrie, la citoyenneté, les bienfaits des échanges culturels, et notamment de la lecture des ouvrages, le livre étant cet ami fidèle support des savoirs de tous temps, aidant à l'accès à la connaissance des sciences, arts et histoire et notions utiles de l'ici-maintenant ou d'hier, maillons nécessaires pour les repères culturels. Et nul doute que pareils ouvrages à visée pédagogique sont fort utiles pour nos jeunes, à plus forte raison qu'ils sont ébauchés par un ancien familier de l'éducation, M.Abderrazak Ouyeder, né en 1951, licencié de l'université d'Alger et qui a occupé plusieurs postes responsables dans le secteur de l'Education nationale avant de se consacrer à sa retraite à l'écriture et à l'édition. Puisse-t-il continuer à écrire encore pour l'enfance et les jeunes, surtout que les livres pour ces derniers ne sont pas légion chez nous.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Ghriss
Source : www.lnr-dz.com