Alger - A la une

Un directeur sportif avec des prérogatives limitées



La direction actuelle du MCA ne veut pas retomber dans le bicéphalisme décisionnel qui a toujours miné la gestion du club de football.Début juin dernier, lors de sa réunion ordinaire, le conseil d'administration du MC Alger a décidé de nommer un directeur sportif pour les équipes de football, un poste resté vacant depuis le départ de Fouad Sakhri en janvier 2020. En fait, la réglementation en vigueur oblige la direction à nommer un directeur sportif.
C'est inscrit noir sur blanc dans le décret exécutif portant mise en place du professionnalisme. C'est un poste exigé dans le dossier d'engagement du club en début de saison. Cependant, jusqu'à maintenant, rien n'a été fait. En fait, comme l'indique à Liberté le porte-parole du MCA, Tahar Belkhiri, "la direction ne veut pas se presser et souhaite d'abord trancher quant aux prérogatives dédiées à un tel poste et arrêter un contrat type afin de ne pas retomber dans les erreurs du passé".
"Nous recherchons le bon profil avec les diplômes requis pour ce poste. Cependant, c'est le projet sportif que le MCA veut préparer pour assurer l'avenir de l'équipe", précise-t-il. En vérité, la direction veut délimiter le champ d'action et les prérogatives du futur directeur sportif du Moulouhia afin de ne pas remettre en place le bicéphalisme décisionnel qui a toujours miné la gestion du club de football. Le président du conseil d'administration (PCA), qui est pourtant au sommet de l'organigramme de la société sportive, s'est retrouvé souvent dans une guerre de prérogatives avec le directeur sportif, à l'image du conflit Achour Betrouni-Sakhri ou encore Ghrib-Hirèche. En 2019 par exemple, le conseil d'administration avait voté une décision interdisant au directeur sportif de verser des primes de match.
Cela n'a pas empêché Sakhri de payer un montant de 2 milliards de primes aux joueurs et au staff technique (y compris lui-même) de son argent personnel qu'il réclame actuellement à la direction du MCA. Autre anomalie, le fait que le PCA ne prenne pas part au recrutement et aux négociations salariales alors que c'est lui l'ordonnateur. Du coup, toutes ces incohérences dans la gestion seront rectifiées dans le contrat du futur directeur sportif, qui se retrouvera avec des prérogatives limitées.
De manière générale, le directeur sportif est, selon un spécialiste, "chargé de la mise en ?uvre des directives sportives de l'association. Il coordonne les activités des entraîneurs. Il est le premier interlocuteur des encadreurs techniques au sein du comité directeur.
Il présente au comité directeur un rapport des activités effectives menées au sein des sections pour la saison sportive en cours. Il supervise la confection des programmes d'entraînement et de préparation spécifiques en début de saison et à l'occasion des rencontres. Il est responsable du choix des entraîneurs en collaboration avec le président. Il crée ou suscite des opportunités de formation (stage) à l'intention des sportifs et des entraîneurs. Il participe au recrutement avec le président". En clair, il doit être au moins un ancien joueur ou un entraîneur de qualité, doté de diplômes en management.
SAMIR LAMARI
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