Acte I de la protestation dans le secteur de l'éducation. Les enseignants affiliés à l'Organisation algérienne des enseignants de l'éducation ont organisé hier un rassemblement à Alger. Le Cnapeste appelle, quant à lui, à deux jours de grève dès la semaine prochaine. L'Unpef tient aujourd'hui une session extraordinaire de son bureau national. Le second trimestre s'annonce déjà beaucoup moins serein que le premier.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Le répit aura été de courte durée. Après un premier trimestre relativement calme, le secteur de l'éducation enregistre les premiers mouvements de contestation. Le mécontentement latent jusque-là a fini par déboucher sur des actions de protestation. L'Organisation algérienne des enseignants de l'éducation a ouvert le bal hier en organisant un rassemblement devant l'annexe du ministère de l'Education nationale au Ruisseau.
Les enseignants ont scandé au cours de ce rassemblement des slogans appelant à la satisfaction de leurs revendications. La veille, le Cnapeste tenait un conseil national à l'issue duquel il a décidé d'appeler à deux jours de grève les 12 et 13 avril prochains. Une décision qui vient mettre un terme au calme qui avait régné au premier trimestre.
Un calme tout relatif, assurent les syndicalistes qui sont unanimes à décrire des situations devenues intenables pour les enseignants. Ces derniers affirment avoir assez patienté.
Le Cnapeste évoque un mécontentement de la base qui s'est d'ailleurs traduit par des procès-verbaux quasi unanimes pour l'option de la grève.
L'Unpef s'apprête à opter pour l'alternative de la contestation à l'issue de la réunion extraordinaire de son bureau national convoquée pour aujourd'hui. Mais que revendiquent les syndicats du secteur de l'éducation ' S'il existe quelques nuances entre les différents syndicats ayant opté pour la contestation, leurs revendications se rejoignent dans le fond.
Il s'agit pour le Cnapeste de l'amélioration du pouvoir d'achat de l'enseignant, du droit à la retraite anticipée, au logement et à la médecine du travail. Le syndicat réclame également le respect des libertés syndicales, le recrutement des enseignants issus des écoles normales, l'allègement du volume horaire avec le recrutement davantage d'enseignants pour soulager ceux qui se plaignent des répartitions imposées par le protocole sanitaire.
Le syndicat réclame le respect de l'autorité pédagogique de l'enseignant à travers la révision des textes régissant les conseils de classe, l'attribution des missions dites non pédagogiques non plus aux enseignants du cycle primaire mais à des adjoints de l'éducation comme c'est le cas dans le moyen et le secondaire.
Il revendique, enfin, que les écoles primaires ne soient plus gérées par les communes et une accélération de la réforme du système éducatif.
L'Organisation algérienne des enseignants de l'éducation a formulé des revendications quasi similaires. Elles sont sur la table du ministre de l'Education nationale qui avait initié des rencontres avec les partenaires sociaux, il y a plusieurs semaines.
Des rencontres qui n'auront pas permis de désamorcer des conflits dont la résolution de certains nécessite des décisions prises au niveau du gouvernement.
N. I.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nawal Imès
Source : www.lesoirdalgerie.com