Alger - A la une

"Un désir partagé de regarder de l'avant"



Bernard EmiéL'ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié, a, dans l'éditorial du bulletin électronique de la représentation diplomatique française en Algérie au titre évocateur de «Binatna», a résumé les étapes du partenariat algéro-français de ces quatre dernières années. Son propos traduit parfaitement une volonté claire de construire une relation exceptionnelle entre son pays et l'Algérie. Pour M.Emié, cette relation a gagné en maturité jusqu'à devenir «exemplaire».Le diplomate explique cette exemplarité par «un désir partagé de regarder de l'avant, tout en ayant toujours à l'esprit les drames du passé».Une détermination commune donc d'apaisement, mais aussi d'un devoir de mémoire et plus encore d'une rencontre entre deux destins qui ne font qu'un à voir les défis de l'heure. Défis que l'ambassadeur voit dans la solidarité qu'expriment mutuellement les deux gouvernements face à la menace terroriste, laquelle s'est illustrée de manière hideuse en France par deux fois dans l'année 2015. Ce fut une épreuve douloureuse. Et «c'est souvent dans l'épreuve qu'on reconnaît ses vrais amis. L'Algérie était au rendez-vous de la solidarité et de l'amitié», écrit l'ambassadeur qui n'omet pas de rappeler que la solidarité de l'Algérie est d'autant plus précieuse que «son expérience irremplaçable du combat contre le fléau du terrorisme constitue un nouvel axe de la coopération entre nos deux pays». C'est pour dire quelque part que la lutte antiterroriste ne relève pas de la coopération strictement technique, mais va bien au-delà.L'Algérie, présente sur la scène mondiale par son expérience, mais également à travers des convictions profondes et une approche politique qui diverge souvent avec certaines thèses va-t-en-guerre.Paris qui reconnaît le bien-fondé de l'analyse algérienne travaille de concert avec Alger sur les lourds dossiers du Mali et de la Libye.Le niveau exceptionnel de coopération sécuritaire constitue, en effet, l'un des acquis irréversibles du partenariat. Cela encourage les deux gouvernements à «s'aventurer» dans les «méandres» de la nuit coloniale. Sur le sujet, Bernard Emié affiche son optimisme et rappelle le déplacement historique, «le premier depuis l'indépendance», du ministre des Moudjahidine en France fin janvier 2016. Une visite, précédée par un certain nombre de signaux positifs émis par la France, bien que beaucoup de choses restent encore à accomplir dans ce chapitre des relations algéro-françaises. Mais l'ambassadeur n'en est pas découragé et exhibe la densité des visites ministérielles pour convaincre.Un «rythme effréné» (pas moins de 19 visites à Alger entre septembre 2015 et juin 2016, et 14 à Paris sur la même période) qui «témoigne d'un dynamisme exceptionnel». L'ambassadeur met en évidence la réussite, selon lui, de la 3e session du Comité intergouvernemental de haut niveau, qui s'est tenue à Alger et s'est terminée par l'incident du Twitt de Valls. Sur le sujet, M.Emié note que 13 accords ont été signés, prouvant que «les résultats du partenariat économique sont là, et bien là». Et pour illustrer les aspects positifs du partenariat entre l'Algérie et la France, l'ambassadeur évoque le rôle positif de l'Algérie dans la Conférence de Paris sur le climat (la fameuse «COP 21»).
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