
Le «marché» des crèches, c'en est vraiment un de par l'anarchie et l'opacité qui le caractérisent jusqu'ici, sera désormais réglementé.Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - C'est ce que la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a affirmé. Ceci à la faveur de la «promulgation prochainement d'un décret exécutif dont le texte est actuellement au niveau de la direction générale de la Fonction publique avant son passage en conseil du gouvernement dans les tout prochains jours», soutenait, hier dimanche, Mounia Meslem au forum du quotidien Echaab.Pour elle, il fallait bien «réglementer» et «réguler» cette activité frappée, selon elle, des sceaux de «l'anarchie» et de «l'opacité», dans une démarche globale encourageant les femmes à opter de plus en plus pour intégrer le monde du travail, elles qui ne représentent que 19% des personnes actives.Un leitmotiv qui restera au stade de «slogan creux s'il n'est pas suivi de mécanismes à même de permettre à la femme d'exercer son travail, rassurée qu'elle est quant à la sécurité et à la bonne éducation de ses enfants».La ministre a tenu à préciser, dans la foulée, que ce décret autorise «l'ouverture de crèches à domicile dans l'option de la généralisation de l'opération au monde rural».Pour ce qui est de la tarification, Meslem a parlé de fourchettes de prix à établir de concert avec le ministère du Commerce, au vu de l'impossibilité de la fixation d'un prix unique à l'échelle nationale.La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a qualifié, à juste titre, son département de «méga-ministère» puisque brassant une «foultitude de missions allant de la protection de la femme et de l'enfant, à la cohésion familiale et celle de la société, l'encouragement de la femme et les personnes à besoins spécifiques à intégrer la sphère du travail. Elle invitera à une meilleure «visibilité» de ce secteur dont l'action multiple dépend de plusieurs autres départements ministériels.Pour elle, les actions de son département «ne sont pas suffisamment vulgarisées» dans les médias, parlant, dans ce sens, des 741 000 petites entreprises créées dans le cadre du microcrédit dont près de 64% par des femmes. Une démarche qui a eu son impact positif sur le monde du travail en ce sens que cela a permis la création de près d'un million d'emplois permanents dont 11% parmi les personnes à besoins spécifiques».Une initiative qui participe de la démarche globale du gouvernement de se départir progressivement de l'assistanat en vue de réduire au maximum la couche des démunis en élargissant progressivement celle moyenne.Meslem a également évoqué le programme dédié à la femme rurale, notamment dans l'agriculture choisie comme secteur clé, avec des opérations pilotes en cours au niveau de neuf wilayas du sud et des Hauts-Plateaux avant son prochain élargissement à une vingtaine de wilayas du pays.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com