Alger - A la une

Un critique littéraire lauréat



La 13e édition du Festival national du théâtre professionnel a abrité mardi la cérémonie de remise du Prix international Mustapha Kateb des études sur le théâtre algérien, lancé en mars dernier.Un jury international composé par l'universitaire algérien Makhlouf Boukrouh, le critique tunisien Mohamed Mediouni, le dramaturge syrien Farhane Boulboul, le chercheur algérien Ahmed Hammoum, le critique soudanais Youcef Idabi et l'universitaire algérienne Djazia Fergani, a décerné mardi le Prix Mustapha Kateb des études sur le théâtre algérien.
Avant l'annonce du palmarès, le jury énonce une série de recommandations pour les prochaines éditions dont la nécessité de fixer une thématique à chaque session du prix afin d'éviter les dispersions, de contacter au préalable des chercheurs, institutions et centres de recherches internationaux dans le but d'élargir les perspectives, adopter plus de rigueur dans la phase de la présélection car «la plupart des travaux proposés ne remplissaient pas les critères minimum d'une étude scientifique tant du point de vue méthodologique qu'académique» et ce, malgré leur richesse thématique et l'originalité de leur approche.
De ce fait, le jury a décidé d'accorder des mentions spéciales à quatre études en lice : «Le théâtre algérien contemporain vu à travers la pièce ?'Plus rien à dire'' de Mohamed Cherchal» du chercheur jordanien Mansour Amaïra, «La réception arabe entre l'oralité et l'écrit, à travers l'exemple du conteur» de l'Algérien Mohamed Bouaïche, «L'expérimentation moderne dans le théâtre algérien contemporain» du tandem irakien Kadhem Chamarri et Mohamed Habib et «Le théâtre colonial et le théâtre algérien alternatif» de l'Algérien Ahmed Bayoudh.
Pour les mêmes raisons avancées précédemment, le jury a décidé de ne pas décerner le deuxième et troisième prix.
Quant au lauréat de cette première édition, il s'agit du chercheur algérien Mohamed Amine Bahri pour son étude intitulée «Sémantique du langage théâtral entre la symbolique et l'interaction : analyse des pièces de la 12e édition du Festival national du théâtre professionnel d'Alger».
Mohamed Amine El Bahri est maître de conférences à la Faculté des langues et lettres à l'Université de Biskra.
Titulaire d'un doctorat en critique littéraire, il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont une traduction vers l'arabe du livre Marxisme du XXe siècle de Roger Garaudy, Le mythe : fondation, genre et critique, etc. A souligner que la dotation financière du prix Mustapha Kateb est de 500 000 DA.
Lancée en février dernier, cette récompense a pour but d'encourager la recherche sur la dramaturgie et les esthétiques du théâtre algérien classique et moderne et de permettre une meilleure lecture des transformations qui touchent le 4e art algérien dans le pays. Bien que la compétition soit ouverte aux trois langues (arabe, tamazight et français), le comité d'organisation a annoncé que la majorité écrasante des travaux envoyés étaient en arabe et qu'une seule étude était écrite en langue française.
S. H.
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