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Un créneau pour alimenter les réseaux de l'importation



Un créneau pour alimenter les réseaux de l'importation
A partir de ce mercredi 28 mai, le Palais des expositions des Pins maritimes accueillera l'événement phare de l'année, en l'occurrence la foire internationale d'Alger (FIA) pour sa 47e édition.Cet événement, qui fait suite à plusieurs salons professionnels ? SIPSA Agrofood, Djazagro, Siphal, Batimatec, Sicom, SITEV et bien d'autres manifestations économiques organisées à partir du mois de septembre de chaque année ? ferme le bal des rendez-vous de la Safex pour cette année avant le repos estival.C'est le même refrain annuellement. D'importantes enveloppes financières sont dégagées, que ce soit par les organisateurs (les agences événementielles), la Société algérienne des foires et expositions) et les participants. Mais en termes de résultats, difficile de faire un bilan et de mesurer l'impact sur l'économie nationale. Et pour cause, la communication et la transparence font défaut à ce sujet. Mais aussi parce que le marché algérien, il faut le reconnaître, reste beaucoup plus attractif au commerce qu'à l'investissement.La ruée vers l'importation des marchandises, tous secteurs confondus, explique cet engouement pour le marché algérien. «Nous sommes là pour prospecter et essayer de placer nos produits sur le marché algérien.» Cette phrase revient comme un leitmotiv chez les exposants étrangers, alors que du côté des entreprises l'accent est mis sur la recherche de fournisseurs. Rares sont, en effet, les sociétés algériennes à miser sur le marché international pendant les foires. Elles y participent soit par tradition, comme c'est le cas pour le secteur public, soit pour des objectifs purement commerciaux, notamment chez le privé.Le caractère commercial et promotionnel l'emporte en effet sur tout autre considération, alors que la FIA devrait jouer un rôle beaucoup plus important notamment pour attirer l'investissement étranger et encourager les projets de partenariat. Cependant, ce rôle est relégué au second plan dans une économie qui cherche pourtant à sortir de la rente des hydrocarbures. Théoriquement, la FIA est également conçue comme un baromètre qui permettrait de mesurer l'attractivité de l'économie nationale.Or, dans les faits, la situation est tout à fait différente. Il y a certes à chaque fois une forte affluence (souvent en dehors du cercle des professionnels), des animations folkloriques, des journées dédiées aux pays participants, des visites des officiels qui annoncent des mesures sans lendemain. Une fois l'événement passé, on passe à une autre étape. Les organisateurs se contentent de dresser le bilan en termes du nombre de visiteurs, sans plus. Est-ce là un indicateur suffisant pour jauger l'attractivité de l'économie du pays ' Le seul point à relever reste cet intérêt des entreprises étrangères à continuer à vendre sur un marché de plus en plus demandeur. C'est l'opportunité d'affaire par excellence pour les opérateurs étrangers. Cela pour dire que le rendez-vous économique le plus important du pays est loin d'être une occasion pour le partenariat dans l'investissement productif, mais pour alimenter les réseaux de l'importation, un créneau qui présente plus d'attractivité.


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