Le ministère de l'Education nationale a annoncé la tenue prochaine de deux concours de promotion aux grades de professeur principal et professeur-formateur dans les trois paliers scolaires au titre de l'exercice de 2021 et de l'année 2022. Cette décision ressort de la rencontre qui a regroupé les responsables du secteur et les membres du Conseil national du personnel enseignant du secteur ternaire de l'éducation (Cnapeste). Ces concours seront organisés dans l'optique de régulariser la situation des enseignants concernés.Massiva Zehraoui - Alger (Le Soir) - Cette mesure vient, ainsi, répondre à l'une des revendications principales des syndicats de l'éducation, et portée récemment par le Cnapeste. Le syndicat a plaidé en faveur de l'urgence de créer de nouveaux postes budgétaires, notamment, et d'ouvrir l'accès aux grades d'enseignant principal et formateur. Ce point a d'ailleurs été au menu de la rencontre tutelle-syndicat.
Le procès-verbal qui a sanctionné cette entrevue indique que le ministère a tranché la question en acceptant d'organiser un concours de promotion aux grades d'enseignant principal et d'enseignant-formateur avant la fin de l'année en cours. Et ce, « conformément aux dispositions et mécanismes habituels ».
Par ailleurs, un deuxième concours de promotion aura lieu au cours de l'année 2022, précise le même P-V. Outre cette disposition, la tutelle promet également de verser les arriérés de paiement préalablement cités, et ce, avant le 31 décembre 2021. Dans le même registre, le ministère de l'Education nationale a précisé que la question du statut particulier des fonctionnaires du secteur fait actuellement l'objet d'un débat sérieux.
La tutelle garantit que les dossiers du transport et du logement des enseignants qui se voient obligés de rejoindre leurs postes de travail dans des régions isolées, seront pris en compte et traités avec toute l'attention qu'ils méritent.
Néanmoins, si les réponses de la tutelle aux revendications des corps de l'éducation semblent complètes et étudiées, elles n'apaisent pas pour autant les tensions de plus en plus palpables entre celle-ci et les représentants du personnel éducatif.
Le Cnapeste qui poursuit sa grève cyclique entamée depuis plus d'un mois continue de douter de « la bonne volonté du ministère de l'Education ». Les enseignants, affiliés ou non à ce syndicat qui ont fait le choix d'adhérer à la grève, se mobilisent sur le terrain et continuent de chambouler d'une manière ou d'une autre le déroulement des activités scolaires dans quelques établissements. Si l'on se fie aux chiffres avancés par le ministère de l'éducation, hier dans l'après-midi qui font état d'un suivi très faible à l'échelle nationale, à savoir 2%, avec un taux de «0,1% au primaire, 0,9% au moyen, 7,5% dans le palier du secondaire». La tutelle insiste sur la fiabilité de ses chiffres, établis sur la base d'un système efficace et qui répertorie toutes les données avec précision.
Le ministère de l'Education nationale se dit, par ailleurs, toujours ouvert au dialogue, dans la mesure où ces grèves à répétition «bien que faiblement suivies, impactent négativement les élèves».
De son côté, le Cnapeste donne un tout autre bilan de la journée de la grève observée hier, en annonçant des taux nettement supérieurs à ceux de la tutelle, avec «85% dans les lycées, 70% dans les collèges et 20% dans le primaire».
M. Z.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Massiva Zehraoui
Source : www.lesoirdalgerie.com