
L'annulation de sa visite à Alger, quelques heures seulement avant son arrivée, n'a pas freiné l'intention d'Angela Merkel de transmettre aux autorités algériennes les messages qui lui tenaient à cœur.L'information a d'ailleurs été révélée par les services du Premier ministère lesquels ont publié un communiqué annonçant qu'un entretien téléphonique avait eu lieu entre Sellal et la chancelière allemande. L'occasion était donnée d'en savoir un peu plus sur l'état de santé du Président Bouteflika qui avait créé la surprise en reportant une visite très attendue en indiquant (àtravers les services de la présidence de la République) qu'il souffrait d'une bronchite aiguë.L'administration Sellal nous apprend cependant aujourd'hui que «la chancelière était très rassurée sur l'évolution de l'état de santé du président de la République en réitérant son entière disponibilité à se rendre en Algérie le plus tôt possible». Ceci étant, il faut savoir que faute d'avoir pu transmettre ses messages de vive voix, elle a quand même tenu «sa rencontre» par voix téléphonique en abordant avec le Premier ministre, alors que l'un de ses conseillers s'est entretenu avec Abdelkader Messahel, le ministre chargé des Affaires maghrébines, des points essentiels inscrits à l'ordre du jour de sa visite avortée.Deux textes très clairs ont été publiés par les deux ministères concernés : celui de Abdelmalek Sellal et le ministère des Affaires étrangères. Le premier indique que les discussions avec Merkel ont porté sur la «coopération en matière de lutte contre le terrorisme et la migration illégale». Acculée par l'opinion allemande depuis les évènements de Cologne (agression contre des femmes le jour du Nouvel An de 2016) dans lesquels seraient impliqués 9 Algériens (identifiés par la police allemande fédérale), elle tente, depuis, d'obtenir des autorités algériennes le rapatriement des Algériens en situation irrégulière mais sans grand succès.L'affaire ne concerne pas seulement l'Algérie mais également la Tunisie. Lors d'un déplacement à Berlin, Sellal avait fait savoir que les rapatriements ne pouvaient s'effectuer qu'après identification formelle de la nationalité algérienne des personnes mises en cause. Les migrants maghrébins déboutés par l'administration allemande tentent en effet de brouiller les pistes en se faisant passer pour des réfugiés de pays en guerre, syriens et irakiens notamment auxquels l'Allemagne accorde un statut particulier en raison de la situation qui prévaut dans leurs pays. Pour tenter de trouver une issue à ce problème, Merkel a inscrit l'Algérie et la Tunisie sur la liste des pays sûrs, mais elle a été vite déjouée par le Parlement allemand qui a œuvré pour l'annulation de cette procédure jugée trop aventureuse. Un compromis a-t-il été trouvé avec le Premier ministre algérien lors de cet entretien téléphonique ' Le communiqué en question révèle uniquement qu'il a été «convenu de renforcer l'ensemble des moyens et des capacités pour juguler les deux phénomènes (terrorisme et immigration clandestine) dans le cadre des conventions qui lient les deux pays». Cela implique-t-il que l'Algérie vient de donner son accord pour l'application des conventions algéro-allemandes en matière de rapatriement ' Tout porte à le croire puisque Merkel a depuis de longs mois insisté pour que les textes en vigueur trouvent enfin leur application avec une coopération plus étroite des services de police.Peu de temps après, un autre communiqué émanant cette fois-ci du ministère des Affaires étrangères annonçait que le conseiller de Merkel sur la sécurité et le Sahel s'est entretenu avec Abdelkader Messahel, ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes. Au menu, les questions relatives à la situation sécuritaire au Sahel. Ce dernier devait apparemment compter parmi les membres de la délégation que devait conduire la chancelière allemande à Alger, mais lors de sa communication, indique le texte, «il a été procédé à un large échange de vues sur la situation sécuritaire dans la région, notamment les crises libyenne et malienne, ainsi que la migration». L'un des points sensibles que devait aborder Merkel avec les autorités algériennes a justement trait à la migration clandestine des Africains. L'Allemagne comme l'Europe attendent de l'Algérie et des pays à la porte de l'Europe de freiner les migrants qui envahissent chaque jour un peu plus la rive Nord. Le contenu du message que devait transmettre Merkel est parvenu”? par téléphone.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A C
Source : www.lesoirdalgerie.com