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Un club à la dérive



Un club à la dérive
«Et avec ça on les envoie en villégiature en Espagne !». Ce sont là les paroles de supporters du Mouloudia d'Alger consternés par la situation que connaît leur équipe de football, bonne dernière du championnat de Ligue 1 Mobilis, à l'issue de la phase aller. Le MCA dont on croyait que, financé par la puissante Sonatrach, qui lui avait permis de recruter à tout va lors du dernier mercato estival, était capable de dominer ce championnat de la tête et des épaules s'est avéré n'être qu'un lion édenté. Un véritable coup de massue pour ses milliers de fans complètement déboussolés par ce qui arrive à leur club favori. Les voilà qui fustigent la manière dont ce Mouloudia est géré, ne comprenant pas qu'on envoie en stage en Europe des joueurs qui ont failli à la mission qui leur était dévolue.Le bilan du MCA à l'issue de la phase aller parle de lui-même. Il situe d'une manière objective le drame que vit ce club dont le dernier succès, en match officiel, remonte au 20 septembre dernier quand il avait battu (2-1), au stade de Bologhine, la JS Saoura pour le compte de la 4e journée de la Ligue 1.Depuis cette date, le club algérois a aligné une série de 15 rencontres où il n'a fait qu'errer, de matchs nuls en défaites dont une en Coupe d'Algérie face au CSC, d'entrée de jeu, perdant, du même coup le trophée dont il est le détenteur.Imaginez qu'en 15 matches de championnat, les Vert et Rouge n'ont remporté que deux succès (le second avait été enregistré, toujours au stade de Bologhine, le 22 août dernier, face à l'ASO Chlef, lors de la seconde journée), pour 6 matches nuls et 7 défaites. Leur équipe n'a inscrit durant cette phase aller que 14 buts (8e attaque) et en a encaissé 20 (plus mauvaise défense). Ce qui lui donne la plus mauvaise différence de buts de la compétition, avec moins 6. Un constat qui ne fait vraiment pas honneur à ce club si prestigieux qui souffre de ne pouvoir trouver ne serait-ce qu'un semblant de sérénité.Ses dirigeants avaient pensé avoir vu les choses en grand lorsque durant l'intersaison estivale ils avaient fait venir Boualem Charef pour entraîner leur équipe. A cela ils avaient procédé à un recrutement en masse de joueurs. Mais, en parallèle, ils n'ont jamais su mettre à l'abri cet effectif de la pression de la rue.C'est cette dernière qui mène le club selon son bon vouloir. C'est elle qui fait peur aux joueurs en les menaçant. C'est elle aussi qui a exigé et obtenu le renvoi de Boualem Charef alors que celui-ci avait réalisé un très bon travail à l'USM El Harrach où il était resté 6 ans (un record pour le football algérien).Les dirigeants mouloudéens ont, alors, voulu épater la galerie en ramenant le Portugais Artur Jorge, celui-là même qui avait mené le FC Porto de Rabah Madjer à la conquête de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1987. Mais Jorge a pris de l'âge et était en retrait des choses du football depuis de nombreuses années. Nous ne disons pas qu'il est appelé à échouer mais depuis son arrivée la situation de l'équipe mouloudéenne ne s'est guère améliorée.Pis, celle-ci a terminé l'année 2014, mercredi dernier, sur une humiliante défaite à domicile face au RC Arba.Un échec de trop pour les fans du club qui commencent à entrevoir une possible relégation en fin de saison. Rien n'est perdu, cependant, pour cette équipe qui va devoir se remettre en question lors de la phase retour du championnat. On verra comment elle réagira lors de la reprise, le 20 janvier prochain, en recevant le MC El Eulma.


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