Le président du parti Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne, considère que l'Algérie est actuellement «à la croisée des chemins» à quelques encablures d'échéances électorales importantes (élection présidentielle, révision de la Constitution). Une situation qui exige, selon lui, un débat national «sans exclusive» à l'heure où les institutions de l'Etat, en l'absence du président de la République en convalescence à l'étranger, sont à l'arrêt.
Fawzi Rebaïne, qui s'exprimait hier lors d'une conférence de presse animée au siège du parti à Alger, souhaite d'abord «un prompt rétablissement» au chef de l'Etat avant de regretter son absence prolongée, car, explique-t-il, «le Président a le droit de tomber malade comme tous les citoyens, mais il est tout de même le chef de l'Etat, appelé à prendre toutes les décisions». D'où, selon lui, «la nécessité d'une transparence quant à son dossier médical». Une transparence qui ne fera que réjouir, à ses yeux, les citoyens algériens «qui ont le droit de savoir la vérité».
L'ex-candidat à l'élection présidentielle de 2009, considérant qu'à part l'institution présidentielle, les autres, à l'instar de l'Assemblée populaire nationale (APN) «mal élue», ne jouent aucun rôle, estime que pour «rassurer le peuple, il est préférable que le chef de l'Etat apparaisse à la télévision, pour mettre fin à toutes les spéculations au sujet de sa santé». Le conférencier, en réponse à une question sur une réunion du Conseil constitutionnel pour «constater l'état d'empêchement», a répondu qu'«il ne faut pas mettre la charrue avant les b'ufs». Pour lui, la question ne se pose pas de cette manière. «La priorité est de connaître son réel état de santé», a-t-il rétorqué.
Fawzi Rebaïne, qui dresse un constat peu reluisant de la situation sur la scène politique, est favorable à «un débat national sans exclusive» pour parvenir «à un changement radical et pacifique». Quitte à aller, de son point de vue, vers un gouvernement de transition, «car il y va de l'intérêt de la nation». Une urgence selon lui surtout que «le front social est en ébullition et qu'à nos frontières un climat de guerre règne».
S'exprimant sur le front social justement, Rebaïne a, tout en dénonçant «la torture» subie par les chômeurs manifestants, estimé que le comité des chômeurs devrait «délaisser les revendications sociales au profit des revendications politiques». Invité par le Temps d'Algérie à s'expliquer à ce sujet, il se contentera de dire que «leur instrument de revendication est insuffisant». Ils devraient, selon lui, «aller plus loin en s'intéressant aux mécanismes de création d'emploi'».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd Mekla
Source : www.letempsdz.com