
Ce qui est très décevant, c'est que tous les moyens financiers ont été mis en 'uvre pour le développement et la promotion du sport, sans oublier les moyens matériels et humains. Tous les moyens ont été donnés aux fédérations sportives, mais rien n'a été fait. Résultat des courses, une bérézina et un désastre qui a causé le malheur des amoureux du sport algérien dans toutes les disciplines en coupes africaines comme aux Jeux Olympiques de Londres. Seule la Fédération algérienne de handisport (FAH) a accompli un travail considérable. Les nouveaux patrons des fédérations sportives, élus pour faire sortir le sport de son marasme et promouvoir la discipline, devront choisir entre le respect du mot d'ordre de leur leader, des clubs ou leur mandat chèrement acquis. D'où, le dilemme. De question en question, on se trouve en droit de se demander : est ce que ces élus seront tous prêts à renoncer à leurs affaires pour servir le sport, lui rendre ses lettres de noblesses ou pour plaire aux présidents de clubs et au MJS ' Des moyens financiers colossaux ont été dépensés durant les mandats précédents, mais sont allés en fin de compte en eau de moulin. Que les présidents des instances sportives forment un bon groupe soudé qui, sans doute, siègera pour discuter et élaborer un programme du mandat olympique, cela n'est pas nouveau et l'acte relève du principe du bon travail. Du moins pour les nouveaux élus.
C'est donc du déjà vu. On se rappellera, à ce sujet, la fédération algérienne de handball siégeant à l'époque à la Fahb avec deux personnes et qui n'avait aucune prise sur la gestion véritable de la discipline, qui n'a pas disputé la moindre rencontre durant presque 18 mois. Non pas parce que le président d'alors, Djaffar Ait Mouloud, s'était accaparé tout le pouvoir, mais parce qu'il y avait plutôt un exécutif légalement établi et investi des pleins pouvoirs d'engager la discipline qui avait été mis hors jeu par le président et son secrétaire général, Habib Labane. A un peu près de 10 ans (depuis le départ de Saïd Bouamra), l'histoire semble se répéter avec toutes ses intrigues. C'est aussi ça la rançon d'une gestion à l'algérienne. Ce désastre causé au sport et le faible taux de participation des membres aux conclaves pour l'essor de la discipline peut en partie s'expliquer par une méconnaissance du rôle du bureau exécutif, qui n'avait pas les coudées franches. Les choses vont, durant ce nouveau mandat, on l'espère, changer ! Désormais, les sportifs et les présidents de clubs ont un responsable de la discipline à qui s'adresser. Reste pour ces nouveaux élus à démontrer la pertinence de leur rôle !
Y. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yanis
Source : www.latribune-online.com