Alger - Revue de Presse

Un Chinois capturé par le mouvement MNJ du Nord-Niger



La rébellion touareg fait pression sur Niamey Un employé chinois dans une société minière a été capturé vendredi après-midi par des hommes du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) dans la région d?Ingall, à 100 km au sud d?Agadez, a appris l?AFP auprès du mouvement rebelle. Interrogé par téléphone, le chef du MNJ, Agaly Alambo, a confirmé à l?AFP la capture de ce travailleur chinois, dont l?identité n?est pas connue, qu?il a qualifiée d?« ultimatum aux sociétés chinoises qui coopèrent avec l?armée nigérienne ». « Nous avions donné un avertissement à Areva, cette fois nous lançons un ultimatum aux sociétés de prospection minière chinoises qui aident financièrement l?armée nigérienne », a déclaré, à l?AFP, le chef du MNJ. Vendredi soir, le gouvernement nigérien a confirmé et condamné « fermement » l?enlèvement « par un groupe de bandits » du ressortissant chinois « membre d?une équipe de recherche d?uranium ». « Le gouvernement condamne fermement cet acte crapuleux qui n?honore pas le Niger », a déclaré à la télévision le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Mohamed Ben Omar. En avril, des rebelles du MNJ avaient attaqué de nuit le plus gros projet d?exploration d?uranium du groupe nucléaire français Areva, numéro un mondial du secteur, à Imoumaren, exigeant une meilleure application des volets économiques des accords de paix de 1995 qui avaient mis fin à la rébellion touareg des années 1990. Le MNJ conditionne, pour sa part, un retour à la paix dans le Nord à une meilleure intégration des Touareg dans l?armée, les corps paramilitaires et le secteur minier local. Depuis février 2007, le nord du Niger est en proie à l?insécurité du fait de violentes attaques du MNJ contre des cibles militaires stationnées dans la zone. Le président Tandja s?obstine toujours à nier l?existence d?une rébellion touareg dans le Nord, attribuant l?insécurité ambiante à des « bandits ». Vers le dialogue avec les « rebelles » ? Or, vendredi, l?ensemble des partis politiques nigériens ont affirmé reconnaître le MNJ comme un mouvement de rébellion touareg et ont implicitement demandé au président Mamadou Tandja d?en faire autant. « Nous constatons avec regret qu?une rébellion renaît dans la partie septentrionale de notre pays à travers des attaques répétées du Mouvement des Nigériens pour la justice », a indiqué un communiqué publié par les présidents de 36 partis politiques. Ces partis ont également appelé à une médiation internationale sous l?égide de « pays amis » du Niger en vue de trouver une solution négociée au conflit touareg qui a resurgi au début de cette année. Le quotidien nigérien Le Républicain a rappelé que le Mali voisin avait connu une rébellion touareg. « Avec la contribution des pays amis, le président malien, Toumani Touré, a réussi à éviter à ses concitoyens une guerre inutile et fratricide, en engageant un dialogue qui a permis d?aplanir les divergences entre compatriotes et d?aboutir à un accord de paix. » Ce fut l?accord d?Alger signé en juillet 2006. Dans une autre déclaration, cinq centrales syndicales nigériennes ont dénoncé « la légèreté avec laquelle le gouvernement traite la question de l?insécurité dans le Nord » et ont appelé les autorités « à privilégier le dialogue » pour résoudre le différend.
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