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Un casse-tête... algérien



Un casse-tête... algérien
La facture du lait approche les 2 milliards de dollarsMalgré une production d'un milliard de litres de lait cru, l'Algérie se trouve dans l'obligation d'importer 300.000 tonnes de poudre de lait.Parmi les nombreuses filières des secteurs (agriculture, tourisme, industrie du textile...) qui donnent du fil à retordre aux pouvoirs publics, il y a celle du lait qui se distingue de par sa facture élevée, près de 2 milliards de dollars, 1,8 milliard de dollars selon les chiffres rendus publics en 2014 et de son volume importé, quelque 300.000 tonnes de poudre de lait réparties à part égales entre les privés et l'Onil (Office national interprofessionnel du lait et produits laitiers). Et comme toutes les autres, elle n'échappe pas aux dysfonctionnements qui l'ont parasitée au point de créer des pénuries qui ont mis en émoi les consommateurs.Le sachet de lait a souvent disparu des étals de nos épiceries. Un phénomène qui s'est souvent accompagné de rumeurs d'augmentation de son prix. Des raisons suffisantes pour prendre le taureau par les cornes. Comment booster la production nationale pour ne plus recourir à l'importation de la poudre de lait'Une problématique qui rentre dans la politique du gouvernement pour réduire la facture des importations qui a atteint ces deux dernières années des records historiques soit près de 60 milliards de dollars. Une ardoise qui ne peut plus être honorée avec les niveaux actuels des prix du pétrole qui n'ont vraisemblablement pas encore terminé leur dégringolade. C'est dire avec quelle impatience est attendue la réunion de tous les espoirs qui doit se tenir le 26 novembre à Aïn Defla en principe, entre les agriculteurs et les responsables de leur secteur, en présence du Premier ministre Abdelmalek Sellal.Les pouvoirs publics redoublent donc d'efforts et d'imagination pour mettre en oeuvre une stratégie qui puisse permettre de sortir cette filière des difficultés que rencontrent ses différents acteurs (éleveurs, transformateurs, producteurs de fourrage...).Le ministère de l'Agriculture annonce d'ores et déjà des améliorations palpables, voire notoires d'ici quatre années. En effet, d'ici 2019, l'Algérie devrait se passer de l'importation de la poudre de lait destinée à la fabrication des produits laitiers dérivés, a déclaré hier sur les ondes de la Radio nationale Chaîne 3, Chérif Omari conseiller au ministère de l'Agriculture. Comment compte s'y prendre le département de Sid Ahmed Ferroukhi pour sortir la filière du lait de ses tourments' «La stratégie du ministère de l'Agriculture pour booster la filière lait repose essentiellement sur la création et le renforcement des grandes fermes. Toutefois, «les petits éleveurs sont pris en considération».Ces derniers estimés à 50.000 sont implantés en zone montagneuse ne pourront être efficaces que s'ils bénéficient de moyens adéquats. Ils seront «accompagnés par des mesures d'encadrement et de mise à niveau», a rassuré l'invité de la Chaîne 3 qui a annoncé ces mesures, la mise en place de la banque de la Cnma (Caisse nationale de la mutualité agricole) destinée prioritairement pour le maintien et le développement des petits éleveurs».Le sillon semble tracé pour mettre ce secteur stratégique sur de bons rails.Le premier joint-venture algéro-américain dans l'agriculture a été signé le 8 novembre 2015 entre le groupe privé algérien Lacheb et le consortium américain, Americain International Agriculture Group (Aiag). «C'est l'un des premiers partenariats qui vont introduire la technologie américaine en ce qui concerne les fermes de vaches laitières», avait déclaré Dale Didion président de l'Aiag. Il est attendu des retombées sur la création d'emplois (3000 au moins), la diminution de la facture des importations de la poudre de lait... Le train est en marche.Les pouvoirs publics ne veulent pas le rater semble-t-il.


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