Alger

Un amphi ou un stade '!



Un amphi ou un stade '!
Il est tout à fait clair qu'avec des groupes dépassant 40 étudiants dans la classe, on ne peut pas vraiment demander aux enseignants de dispenser un enseignement de qualité. Ainsi, on voit qu'on est loin des normes universelles en matière d'enseignement.
Certes, il y a des facultés ou des spécialités qui ne sont pas concernées par ce phénomène, toutefois il y a beaucoup de départements dans plusieurs universités qui en souffrent. La surcharge des classes et des amphis affaiblit grandement le rendement des enseignants. Nombre d'entre eux avouent qu'ils sont incapables d'assurer un bon enseignement aux étudiants dans de telles conditions.
D'ailleurs, il y a quelques jours plusieurs enseignants à l'université d'Alger 3 et de Sétif sont montés au créneau pour dénoncer cette situation. Le centre universitaire de Khemis Miliana dans la wilaya de Aïn Defla, a accueilli, cette année, presque le double du nombre des étudiants programmé initialement (4 000 au lieu de 2 000). L'université de Batna, la première université du pays administrativement parlant et en matière d'extension avec 7 facultés, connaît les mêmes problèmes dans certains départements. «Sincèrement il est très difficile d'assurer des cours quand on se trouve devant 300 étudiants, voire plus dans un amphi et parfois sans microphone.
Ce dernier tombant souvent en panne. Franchement parfois j'ai l'impression d'être dans un stade pas dans un amphithéâtre », affirme un enseignant en droit, avec un peu d'ironie, mais malheureusement une ironie pour expliquer le mal que vivent notre université et notre élite.
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