L'Algérien, Amor Houari, âgé de 76 ans, travailleur des mines pendant 30 ans, habitant Alès, se bat depuis des années pour obtenir justice dans un conflit qui l'oppose à son ex-femme, ont rapporté des journaux français. Et même si un tribunal lui a donné raison, il n'a toujours pas obtenu l'application de la décision depuis quatre ans maintenant.
Le problème de Amor Houari est qu'il est en conflit avec son ex-femme qui a établi de faux papiers et s'en est servi auprès d'un notaire alésien, pour obtenir la moitié des parts de la maison qu'Amor avait achetée en son nom propre. Elle a été condamnée en 2009 en Algérie pour faux et usage de faux à 18 mois de prison ferme.
Cet homme, qui souffre d'une santé fragile, ne veut pas partir en laissant son épouse actuelle seule face à ce conflit qui lui pourrit la vie. Même si jusqu'ici le septuagénaire n'a jamais réussi à se faire entendre, il continue son combat. Et comme il est analphabète et ne sait pas comment s'y prendre, il fait avec les moyens du bord.
Déjà en juillet 2012, il avait entamé une grève de la faim à Alès. Sans résultat. Dans le Gard, c'est le consulat d'Algérie à Montpellier qu'il vise désormais car il pense que ce dernier est compétent pour résoudre ce conflit qui n'a que trop duré. Le 20 avril dernier, Amor Houari avait espéré interpeller les autorités, assis devant l'administration algérienne, pancarte en main. N'ayant reçu aucun retour, il refait de même quatre jours plus tard pour revendiquer une fois de plus son indignation et s'engage à faire une grève de la faim.
Le lendemain, le consul adjoint en personne vient à sa rencontre sur le trottoir et l'invite à entrer pour s'expliquer. D'autant que les deux hommes se connaissent. Smail Dherman l'avait d'ailleurs reçu et écouté à plusieurs reprises. Mais cette fois, le diplomate lui explique que ses actions sont un peu dérangeantes.
La courtoisie se transforme alors en altercation musclée, d'où l'intervention des agents de la sécurité. «Ils étaient environ huit. Ils m'ont insulté et tapé sur tout le corps, mais avec ordre de ne pas toucher au visage, avant de me jeter dehors», explique la victime.
Cette histoire lui a valu huit jours d'incapacité. Ne voulant pas en rester là, il a décidé jeudi de porter plainte au commissariat d'Alès pour violence sur personne vulnérable et violence commise en réunion. Contacté, le consul adjoint mis en cause a coupé court.
Il a seulement précisé : «Je ne suis pas au courant de la plainte» et a rapidement raccroché. Amor, quant à lui, qui avait toujours tenu à garder, malgré ses 50 années passées en France, la nationalité algérienne, désire aujourd'hui devenir Français. «Je suis indigné, j'aime l'Algérie, mais après ce qui s'est passé, je ne me retrouve plus. En France, mes droits sont respectés.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khaled Haddag
Source : www.letempsdz.com