
L'histoire est assez triste, malgré le procès gagné au bout d'une longue procédure. Un Algérien obtient, en 2005, une prise en charge médicale de la Cnas pour subir une opération au coeur en France. Il est admis dans un hôpital parisien où exerce un professeur considéré comme la référence dans sa spécialité. L'intervention ne se déroule, pourtant, pas tel que prévu, puisque le patient a de graves séquelles irréversibles suite à une ischémie cérébrale. Au bout de deux mois d'hospitalisation, il est renvoyé dans son pays. Par un concours de circonstances, un avocat algérien inscrit au Barreau de Paris, Me Yassine Benbella, prend en charge le dossier. Il réussit à obtenir le déplacement d'un expert français en Algérie pour constater le préjudice subi par son client. Les conclusions de ce dernier sont implacables. Le chirurgien a pris des risques démesurés et injustifiés en intervenant, en un seul temps, sur les deux aortes ascendante et descendante (il s'est avéré qu'il était contre-indiqué d'opérer l'une qui ne présentait que 45 mm). La bataille juridique, bien que longue, a été gagnée par l'avocat du patient algérien, qui a obtenu une compensation financière de l'ordre de centaines de milliers d'euros. Ce dernier soupçonne, à l'analyse du cas, que le chirurgien a peut-être tenté une technique nouvelle non éprouvée sur un patient étranger de faible revenu qui ne lui aurait pas posé problème si la tentative échouait. Ses calculs se sont avérés faux.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com