
Le moment est sans doute venu de reconsidérer la relation algérofran çaise, dont le rôle de Paris à l'égard d'Alger risque de plus en plus d'être dévoyé. Loin de toutes les évidences oiseuses ! On dévide à l'envi l'interminable chapelet des torts commis par la France, du profit que le Parti socialiste (PS) au pouvoir cherche à tirer de ces manœuvres à la veille de la présidentielle de 2017 avec l'indispensable esprit de ne pas se passer de cette arrière stratégie. Et quoi d'autre encore qui ne soit connu, archiconnu de la droite et de la gauche fran- çaise envers l'Algérie. Qui n'ait été dit, répété et développ é par Nicolas Sarkozy, Marine le Pen et François Hollande qui entreprirent leur mouvement revendicatif et nostalgique de " L'Algérie française " qui s'est révélé par la suite être un véritable complot, étalé dans le temps contre notre pays, ses dirigeants et ses institutions. Le peuple algérien a déjà jugé. Ceux qui ne tarderont pas à connaître la nature du plus criminel complot colonial dirigé contre l'Algérie, jugeront la France et ses complices à l'int érieur du pays. Ceux qui ont aidé et les autres, ceux qui n'ont rien fait. Il faut le crier haut et fort ; le Premier ministre français, Manuel Valls au cours de la visite qu'il a effectuée à Alger les 9 et 10 avril dernier a été chargé d'une mission, celle de porter atteinte à la personnalité du président Abdelaziz Bouteflika et d'exploiter à bon escient sa maladie à l'image de ce que fait une certaine opposition de chez-nous. Une combinaison des faits qui tente de secouer la sérénité et la cohé- sion nationale. Entre Alger et Paris, l'amitié et une coopération étroite ont été remplacées par la force brutale actionnée à partir de l'Elysée afin de substituer aux arguments politiques et économiques sains entre les deux pays. Au lendemain de la photo du Président Bouteflika twittée par Manuel Valls, l'Algérie tout entière a crié pour faire taire les rumeurs et les psalmodies des hypocrites de l'intérieur et de l'extérieur en ce qui concerne la maladie du Président Bouteflika. Ce n'est pas le peuple algérien qui a tiré sur son Président, mais bien les provocateurs et leurs protecteurs et manipulateurs français. Manuel Valls n'a fait que suivre un agenda établi depuis bien longtemps, tant est inconsistante l' " amiti é " entre l'Algérie et la France, qui se résume du côté de l'Elysée à des mots d'ordre d'un radicalisme creux. La Nation algérienne est maintenant en droit de demander des explications à la France officielle dans son aventure contre l'Algérie. Oui. Parce que l'acte de Valls a prouvé tant de rancunes et de vindicte envers un Etat souverain et à faire dans des points sombres dans les relations entre les deux pays. La maladie du pré- sident Abdelaziz Bouteflika est une affaire algéro-algé- rienne, et en tant que telle, elle est du ressort du seul peuple algérien, qui est dans son droit de dénoncer cette ingé- rence française dans les affaires internes du pays. En droit aussi en amont et en aval de dire qu'il faut reconstituer ces relations et cette coopération avec l'ancienne puissance coloniale. Majorité et opposition saine n'ont vu dans cette crise qu'une opportunité du PS et de ses alliés pour croiser le fer et régler des comptes politiques et économiques. C'est de bonne guerre comme c'est connu dans le langage diplomatique. Mais la vérité vient cette fois-ci de l'ex-ministre de l'Energie, Chakib Khellil. Ce dernier en marge de la visite qu'il a effectuée à une zaouïa de l'intérieur du pays a résumé le sinistre rôle de la France dont chaque initiative prouve au-delà de toute ambigu ïté, sa complicité avec des conspirateurs qui agissent contre la stabilité du pays et pour perfectionner les complots mis au point. M. Chakib explique que le pouvoir socialiste en France en très grande perte de popularité ne trouvant aucune autre piste pour convaincre les Français fait dans la provocation de l'Algérie en vue de détourner l'opinion publique des problè- mes socio-économiques que traverse la France. Pour l'exministre de l'Energie et des Mines le fait que l'Algérie a multiplié ses partenariats commerciaux est vue d'un mauvais œil de l'autre côté de la Méditerranée et embête certains lobbies français. " La France manœuvre après avoir perdu ses avantages en Algérie. Les positions stables du pays dérangent beaucoup, dont la France qui voit cela d'un mauvais œil ". C'est que le point de vue de M. Chakib Khellil est totalement partagé par de larges et forts milieux populaires et politiques en Algérie qui sont convaincus que la sortie intempestive, mais calculée du Premier ministre français, Manuel Valls, est un engrenage de plus d'autant plus dangereux et davantage inquiétant pour la suite politique et économique entre les deux pays. Dans ce jeu à visage découvert qu'utilise l'Elysée et où alternent et se conjuguent traquenards diplomatiques et mines politiques, les intérêts de la France n'épousent pas ceux de l'Algérie, et servent surtout les intérêts des lobbies français.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ammar Zitouni
Source : www.lemaghrebdz.com