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TV5 se brûle les mains dans la crise malienne



TV5 se brûle les mains dans la crise malienne
La chaîne TV5 Monde marche sur les plates-bandes de France 24: elle a organisé le 13 décembre dernier, un débat contradictoire sur la situation sécuritaire au nord du Mali. D'habitude, c'est la télévision de l'AEF, qui prend l'initiative d'organiser ce genre de débat. L'émission qui a été animée par David Delos et qui avait comme invités Haïdara Aïssata Cissé dite Chato, élue à Bourem (région de Gao) et Moussa Ag Assarid, porte-parole du Mnla, un habitué des plateaux des télévisions françaises (notamment France 24), allait dans un seul sens, celui tracé par la France. Aucun représentant de l'Algérie n'a été invité à cette émission dont le sort reste conditionné par la décision d'Alger d'ouvrir les hostilités. Dès le début de l'émission, Chato s'est attaqué à Moussa Ag Assarid qui tentait de faire croire que rien n'avait été fait pour prévenir cette situation. «L'Assemblée nationale a envoyé une délégation jusque dans les grottes de Zakat, en Libye pour leur dire de ne pas agir ainsi, parce que l'on sait quand une guerre commence, mais que l'on ne sait pas quand elle va finir. Aujourd'hui, nous sommes dans cette situation parce que le Mnla nous y a mis. Ils nous ont amené les islamistes qui sont en train de violer nos filles, nos soeurs et tuer nos populations», a-t-elle déclaré. Moussa Ag Assarid répondra: «A un certain moment, il faut qu'on se dise la vérité. Je sais comment Chato est devenue députée. Elle est la plus proche d'ATT (l'ancien président malien). Qu'avez-vous fait pendant 12 ans, sinon permettre à Aqmi de s'installer sur le territoire de l'Azawad et de prendre en otage l'ensemble des communautés, qui ne sont pas que des Touareg, mais des Peulhs, des Songhays et des Arabes», a-t-il lancé. L'élue de Bourem a répondu et donné son point de vue de la situation: «je ne suis pas à ce niveau de responsabilités, mais, au niveau de l'AN. Ce que j'ai fait comme contribution, c'est d'y amener Assalat comme député. Parce qu'on s'est donné maintenant une règle, au Nord, c'est que jamais un sédentaire ne puisse se présente aux élections sans un frère touareg. C'est ce que j'ai fait. Tu sais comment j'ai été élue, et tu sais comment j'ai fait élire Ibrahim Ag Assalat». Le représentant du Mnla s'élève: «C'est comme cela que vous êtes à l'Assemblée nationale. Vous prenez aussi en otage l'ensemble de l'administration malienne. Nous n'avons jamais été naïfs. L'alliance avec Ansar Eddine n'a duré que 24 heures. Nous avons souhaité qu'ils puissent rompre avec Aqmi. Nous leur avons proposé un projet politique et c'est ce dont les populations de l'Azawad ont besoin». Le débat était sans merci entre les deux frères ennemis. Mais les autres débatteurs ont finalement pu calmer l'atmosphère du débat. Comme le Mnla est indésirable chez les Français, il a servi de dindon pour les représentants de la chaîne francophone, qui encore une fois s'est positionnée dans ce conflit comme les principaux protecteurs de ATT et les principaux responsables de la crise qui secoue la région du Sahel.
amirasoltane08@live.fr
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