
L'administration toute nouvelle de Trump vient d'affirmer par l'intermédiaire du «Washington Institute» que parmi les préoccupations qui intéressent les Américains en Afrique du Nord se trouve l'Algérie considérée comme un acteur clé qu'il faut considérer comme un partenaire à traiter d'égal à égal, au regard des relations solides qu'Alger entretient avec la Maison-Blanche.Alger tiendrait selon «Washington Institute» à tisser des bases solides avec la Maison-Blanche en matière de renforcement de la coopération, notamment économique, précisant toujours, selon la même source, que «les compagnies américaines sont les plus à même de bénéficier d'un terrain ouvert aux investissements, surtout après les chutes des prix du pétrole».Le maintien de la stabilité et de la sécurité régionale de l'Afrique du Nord apparaît comme «d'intérêt national» dans le cadre de la lutte antiterroriste en raison des dangers visant à plonger plusieurs pays dans un chaos semblable à ce qui se passe en Libye, un pays en crise depuis 2011, et par extension aux pays du Sahel. Une coopération régionale et des relations bilatérales jugées cruciales pour que la Sixième flotte américaine assure les zones d'intérêt de l'Otan en Méditerranée.Cette inspiration de Trump pour mieux sécuriser la région répond à des soucis d'abord de protection des intérêts économiques américains, et à garantir un meilleur accès aux ressources minières se trouvant en Algérie, et dans la périphérie des pays africains. L'Afrique, comme tout un chacun le sait, est courtisée par les principales puissances économiques en compétition constante pour améliorer leur croissance, souvent dépendante des approvisionnements en matières premières.L'Algérie et l'Afrique joueraient à l'avenir un rôle fondamental dans la dislocation de la mondialisation des économies comme le souhaite Trump qui estime que les traités de libre-échange n'auront jusque-là profité qu'à la Chine, aux pays européens, ainsi qu'aux 12 pays composant la grappe Asie-Pacifique comme le Mexique, l'Australie, le Japon ou la Malaisie.Trump compte bien avec sa politique protectionniste des productions américaines affaiblir considérablement la zone euro, et la Chine, car la mondialisation a été loin d'être équitable. Les pays du sud dont fait partie l'Algérie en savent quelque chose, eux qui ont ouvert leurs frontières en entérinant des traités de libre-échanges, ou des zones franches qui n'ont fait qu'augmenter les difficultés des entreprises locales à sortir la tête de l'eau face à des concurrences souvent déloyales, et inappropriées dans le contexte où évoluait la jeune industrie nationale.Avec Trump qui compte bien privilégier les rapports basés sur la balance commerciale en opposition à la politique de libre échange, l'Algérie trouvera dans cette philosophie politique peut-être les ingrédients fondamentaux pour réviser sa politique à vouloir intégrer l'OMC.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Khelifi
Source : www.lnr-dz.com