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Tronçon d'autoroute Algérie-Tunisie



Tronçon d'autoroute Algérie-Tunisie
Le tronçon d'autoroute reliant la Tunisie à l'Algérie sera opérationnel dès 2021. C'est ce qu'a annoncé la directrice générale de l'unité de contrôle de la réalisation des autoroutes du ministère de l'Equipement, de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire (Mehat). Affirmant que l'étude de projet de l'autoroute en question est prête.Elle a révélé, «la suite du projet devrait totalement s'achever 36 mois après le démarrage des travaux en 2018. L'étude préliminaire qui concerne le tronçon Boussalem-frontières algériennes de 80 km de long a démarré». L'importance d'une reprise rapide des travaux relève de l'urgence selon de nombreux économistes. D'autant qu'outre sa vocation de point de convergence de l'autoroute Est/Ouest, ce tronçon devrait contribuer au développement des échanges commerciaux entre les pays voisins. «Cinquante-trois kilomètres de ce tronçon seront prêts courant le dernier trimestre 2016», a-t-elle annoncé. Attendue depuis des années, ce tronçon en triple voie de chaque côté, devra être ouvert entièrement à la circulation en 2021. Interrogé sur l'opportunité de la poursuite, en pareille période, des travaux de réalisation le concernant, le ministre des Transports et des Travaux publics Boudjema Talai a tenu à souligner : «Les études pour la réalisation de ce tronçon d'autoroute Est/Ouest ont été effectivement entamées. Pour le moment, il n'y a pas d'inscription pour lancer les travaux». Il faut dire que réalisé à 100%, ce tronçon ne manquera pas de jouer un rôle stratégique puisqu'il constitue un maillon de l'axe Est/Ouest en assurant la liaison entre les villes algériennes et tunisiennes. Pour ses concepteurs, ce tronçon a également une mission locale de décongestion du trafic urbain en assurant des échanges entre les villes, les communes et les agglomérations. De même, qu'il permettra la déviation vers l'extérieur des villes, du trafic de transit composé essentiellement de poids lourds et autres véhicules utilitaires. Il reste, cependant, qu'en ce qui concerne la partie algérienne, ce tronçon sera réalisé totalement par des entreprises algériennes. Ce qui sous-entend la création d'emplois dans le domaine des terrassements, des ouvrages d'art, trémies et autres infrastructures routières. De même, la construction de ce tronçon nécessite l'acquisition de terrains auprès des particuliers. D'autant que des bretelles et des voies de contournement seront aménagées pour la desserte des habitations de part et d'autre. Dans ce cadre, plusieurs pénétrantes sont prévues. D'ailleurs, un programme de partenariat a été conçu entre la direction régionale et les communes des wilayas concernées pour la réalisation de projets en commun. Il est prévu de lancer une campagne de sensibilisation permettant de s'enquérir auprès des populations concernées, de la pertinence de l'étude. Selon la même source, celle-ci préconise deux couloirs nord et sud dont un seul devrait être retenu après avis des autorités régionales. Ce qui justifie la tenue de la réunion le prochain 5 octobre pour débattre du démarrage de l'étude détaillée. Interrogée sur le problème d'expropriation des terres destinées à l'implantation du tronçon d'autoroute, la représentante du Mehat a indiqué : «Pour ce qui est des problèmes de saisie de terres, les citoyens devront être compréhensifs pour que les choses aillent vite, c'est un projet d'importance économique. Il boostera le développement et la création d'emplois tout au long du tronçon d'autoroute». La finalité de pareil projet est bien soulignée par le ministre des Transports et des Travaux publics. Contacté, il a affirmé «notre préoccupation majeure reste le réseau national. Celui-ci bénéficiera de tous les moyens y compris financier pour la réalisation du tronçon autoroutier en question». Rappelons que l'achèvement du tronçon Boussalem (Tunisie) frontières algériennes, ponctuera les travaux de la totalité du projet d'autoroute long de plus de 1 216 km qui part des frontières Ouest pour atteindre celle de l'Est. On peut dire que c'est déjà parti avec le lancement dans les prochaines semaines des travaux sur le tunnel Djebel El Ouahch. C'est ce qu'a confirmé Boudjemaa Talai fin août. «Ce projet est ainsi débloqué et sera confié à une entreprise qui sera désignée prochainement par l'Agence nationale des autoroutes (ANA), après le retrait du consortium japonais Cojaal».
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