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Trois sociétés algériennes à capitaux privés seront introduites en bourse d'ici à fin 2012



Trois sociétés algériennes à capitaux privés seront introduites en bourse d'ici à fin 2012
Il s'agit de La Nouvelle conserverie d'Algérie, d'une filiale de Salama Assurances et d'une autre de Maghreb Leasing-Algérie (MLA). La COSOB propose l'assouplissement de l'exercice par l'Etat de son « droit de préemption » pour faciliter l'introduction en Bourse de NCA et de MLA. Elle préconise, au bénéfice de cette dernière, d'autoriser la libre cession en Bourse des actions des banques et établissements bancaires privés dans la limite de 3% ou 5%, seuil au-delà duquel l'accord de la Banque centrale serait requis.
La Nouvelle conserverie d'Algérie (NCA Rouiba, agro-alimentaire), une filiale de Salama Assurances et une autre de Maghreb Leasing-Algérie (MLA) seront introduites en Bourse d'ici à la fin 2012, a déclaré à l'APS Mustapha Ferfera, directeur général de la Société de gestion de la bourse des valeurs (SGBV). Il a estimé que la réussite de la récente augmentation du capital d'Alliances Assurances par appel public à l'épargne était la preuve que le marché financier est à même de répondre aux besoins des entreprises en quête de ressources financières permanentes.
Selon le premier responsable de la Bourse d'Alger, il est prévu en 2012 la réalisation d'une opération d'offre publique de vente (OPV) portant sur 20 à 30% du capital de NCA Rouiba et la constitution, par appel public à l'épargne, d'une filiale de la compagnie Salama Assurances, et ce, dans le respect de la règle dite de « 51%/49 », qui accorde la majorité des participations, dans tout partenariat, à la « partie algérienne ».
L'opération d'investissement de Salama Assurances, a expliqué le DG de la SGBV, a déjà reçu l'accord de principe de la Commission d'organisation et de surveillance des opérations de bourse (COSOB) et doit, à présent, être examinée par le Conseil national de l'investissement (CNI). Les deux autres opérations rencontrent, elles, des difficultés, a-t-il précisé que la COSOB tente de résoudre.
Assouplir l'exercice par l'Etat de son « droit de préemption »
L'ouverture du capital de NCA Rouiba, a affirmé à l'APS Mustapha Ferfera, est confrontée à la question des « modalités de renonciation de l'Etat à l'exercice de son droit de préemption tel que prévu par la loi » et aussi à celle du « régime fiscal à appliquer à l'écart de réévaluation dans le cas de la constitution d'une holding par apport de titres ».
Les propriétaires de cette entreprise, a souligné le directeur général de la SGBV, « ont sollicité les autorités à l'effet de demander une sorte de dérogation pour permettre aux investisseurs nationaux de souscrire à cette opération et en même temps permettre au partenaire étranger, un fonds d'investissement institutionnel, de sortir du capital ».
Quant à la cotation en bourse de MLA, elle rencontre, en plus de cette même contrainte relative à l'exercice par l'Etat de son droit de préemption, une autre, relative à la cession d'actions des établissements financiers. Pour y échapper, a fait savoir Mustapha Ferfera, la COSOB a proposé que dans le cadre des cessions d'actions détenues par des investisseurs étrangers par le biais d'OPV, l'Etat renonce à ce droit au profit de l'actionnariat national résident. A partir du moment où la société est cotée en bourse, a, en effet, estimé la Commission, le droit de préemption ne devrait pas être appliqué aux « modifications de la structure du capital de la société, à travers des cessions en bourse des participations étrangères, par la voie boursière.
La COSOB a également proposé, pour faciliter l'introduction de MLA sur le marché boursier algérien, que le Conseil de la monnaie et du crédit autorise la libre cession des actions des banques et établissements bancaires privés par le biais de la Bourse d'Alger, et ce, dans la limite de 3% ou 5%, seuil au-delà duquel l'accord du gouverneur de la Banque d'Algérie serait nécessaire.
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